Alain Juppé tire un bilan "contrasté" des premiers mois d'Emmanuel Macron

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EXTRAITS - Dans un entretien publié ce vendredi par "Sud Ouest", à quelques heures du début de la réunion des juppéistes à Bordeaux, l'ancien favori à la présidentielle multiplie les critique à l'égard du chef de l'Etat.

D'un côté, une image de la France à l'international "améliorée incontestablement", de l'autre "un grand flou artistique sur le budget 2018". En un mot, des premiers mois de la présidence d'Emmanuel Macron, Alain Juppé tire un bilan "contrasté", explique-t-il, dans un entretien publié vendredi par Sud Ouest. "Il y a eu beaucoup de communication. Avec la bienveillance des médias", estime l'ancien favori à la présidentielle, sèchement battu par François Fillon au deuxième tour de la primaire . Et d'ironiser :  "Si j'avais dit : 'Je suis Jupiter', j'en aurais pris plein la gueule... Jupiter, c'est le roi des dieux. Mitterrand s'était borné à être dieu." Il tacle également "le macronisme", affirmant ne pas savoir ce que ça veut dire. "Dire qu'on veut faire de la politique autrement, ça me fait bien rigoler. Ca fait quarante ans que je l'entends dire."

A compter de ce vendredi soir et jusqu'à dimanche, Alain Juppé se réunira avec vingt à trente proches à Bordeaux pour un rendez-vous ayant vocation à devenir annuel. "La campagne de la primaire a créé des liens très forts entre nous. Nous avons senti le besoin de nous parler", explique le maire de la capitale girondine, au quotidien. Mais il n'est pas question ici de "rentrée politique", assure l'ex-candidat malheureux, répétant son souhait de ne pas se "relancer dans l'arène politique nationale". 

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"Constituer une pépinière de nouveaux talents"

Un des "grands enjeux de cette rencontre", c'est de "réaffirmer nos valeurs", précise l'ancien Premier ministre. "Nous sommes attachés à une certaine conception de la droite. Et je souhaite que nous la définissions un peu mieux", poursuit-il, évoquant une "droite humaniste, patriote, franchement européenne, optimiste". L'ex-candidat malheureux à la primaire de la droite souhaite aussi "aider à constituer une pépinière de nouveaux talents" pour un "renouvellement de la classe politique", dit-il, citant le conseiller départemental du Finistère Maël de Calan, 36 ans, un "type de profil qu'il faut encourager".

Interrogé sur les divisions au sein des Républicains (LR), Alain Juppé reconnaît que même parmi les participants à la réunion bordelaise, "tous n'ont pas la même sensibilité". "Certains se sont ralliés à Emmanuel Macron, d'autres sont restés fidèles à LR. Les réunir pour tracer des perspectives, ce n'est pas une volonté de division, mais de discussion", insiste-t-il.

Sur l'élection à la tête du parti en décembre, le maire de Bordeaux affirme qu'il y "aura une discussion avec les candidats à la présidence de LR pour voir comment nos idées peuvent être prises en compte". Seule ligne rouge, le rapprochement avec le Front national, rappelle-t-il.

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