Alexandre Benalla a gardé un téléphone crypté et un quatrième passeport après son licenciement

Politique

BENALLA - Le Canard enchaîné rapporte ce mercredi que l’ex-chargé de mission avait gardé son téléphone ultra sécurisé ainsi qu’un quatrième passeport après son licenciement, l’Elysée ayant oublié de les lui réclamer.

Énième rebondissement dans la deuxième affaire Benalla. Alors qu’est attendue ce mercredi la reprise des auditions de la commission d’enquête du Sénat, le Canard enchaîné révèle que le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a oublié de réclamer à Alexandre Benalla un quatrième passeport  de service ainsi qu’un téléphone classé secret-défense lors de son licenciement. 

Licencié après sa mise en examen pour "violence volontaire" sur manifestants le 1er mai dernier, l’ex-chargé de mission a, via son avocate, proposé de rendre le portable début janvier.

Quatre passeports

Alexandre Benalla ne disposait donc pas de deux, mais de quatre passeports. Les deux premiers, dits "diplomatiques" ont été restitués le 9 janvier par l’ex-chargé de mission, après les révélations de début janvier qui ont relancé l’affaire Benalla. Les autres, dits "de service" sont ceux qui n’ont pas été réclamés par la présidence. 

Un de ces passe-droit, délivré le 28 juin 2018, n’est pas aussi puissant qu’un passeport diplomatique, mais "facilite le passage des frontières et permet de voyager  sans visa dans certains pays" précise l’hebdomadaire. 

Un téléphone ultrasécurisé

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Le journal rapporte également que l’Elysée avait omis de réclamer un téléphone, classé secret-défense d’une valeur de 2500 euros. 

"Le 11 janvier, l’avocate de Benalla a donc proposé au Château de restituer ce portable", détaille le Canard, qui précise qu’un collaborateur qui décide de garder cet équipement s’expose à une peine allant jusqu’à trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.  

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