Alexandre Benalla et Vincent Crase mis en cause dans une nouvelle vidéo d'interpellation le 1er mai

Politique
1ER MAI - Dans une vidéo publiée par "Libération" vendredi, on voit Alexandre Benalla, Vincent Crase et Philippe Mizerski s'impliquer dans une autre interpellation le 1er mai, 3 heures avant la scène de la place de la Contrescarpe. La personne interpellée et l'auteure de la vidéo témoignent de violences et auraient porté plainte ce jeudi, selon leurs avocats.

Alexandre Benalla et Vincent Crase ont-ils été impliqués dans une autre interpellation le 1er mai, avant de se rendre place de la Contrescarpe ? C'est ce que semble montrer une vidéo publiée vendredi par Libération, qui montre les deux hommes - censés être observateurs - et le major Philippe Mizerski - censé les encadrer - en train d'appréhender un manifestant. 


Ce militant a été interpellé puis relâché sans poursuites après 48 heures de garde à vue, indique Libération. Lui et une autre militante, qui a filmé ces images, auraient adressé jeudi au parquet deux plaintes pour "violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique en réunion", "usurpation de signes réservés à l’autorité publique aggravé par le fait qu’ils facilitent la commission d’un délit", "usurpation de fonctions", "atteinte à la liberté", "dégradation de biens", et "introduction frauduleuse dans un système de traitement de données". Contacté par LCI, le parquet dit ne pas avoir encore reçu ces plaintes.

Dans la vidéo publiée par Libération, on voit un petit groupe de manifestants marcher dans le Jardin des plantes puis tomber nez à nez sur Alexandre Benalla, Vincent Crase et Philippe Mizerski. Vincent Crase, un employé de La République en Marche dont la présence en tant qu'observateur le 1er mai n'a toujours pas été expliquée, semble porter un brassard de police et ordonne aux deux manifestants de quitter les lieux. Après une courte discussion, l'image devient floue. Une personne dit alors "Elle filme, elle filme", puis un manifestant du groupe réplique "Elle a le droit de filmer". C'est alors que la jeune femme hurle, et la séquence se coupe.

"Je vois que Noémie (prénom d'emprunt de la plaignante, ndlr) est ceinturée d'une façon très violente. Je ne sais pas quoi faire, je vais vers eux, je pose mes bras sur la personne qui ceinture Noémie et quelqu'un derrière moi me fait une balayette et me menotte", affirme Romain (prénom d'emprunt du plaignant) à Libération. Il dit ne pas se souvenir qui l'a mis au sol, ni de la suite de la scène. Noémie affirme quant à elle s'être "fait plaquer contre l'arbre le plus proche avec le téléphone dans la main." Selon un troisième manifestant, "la personne qui saute sur Noémie avait les cheveux rasés", ce qui correspondrait à l'apparence de Vincent Crase.


Dans son témoignage, Noémie affirme que quelqu'un lui a hurlé : "Donne-moi ton téléphone, sinon on t’embarque". Elle affirme que l'homme a ensuite supprimé plusieurs photos et vidéos, avant de lui rendre l'appareil et de lui dire de "dégager". Alors qu'elle lui demande de voir son numéro de matricule, l'homme aurait répondu "007".

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La vidéo a été récupérée le soir grâce à un logiciel dédié. L'avocate de Romain, Nadja Diaz, condamne dans le quotidien "la garde à vue éprouvante de [son] client pour des faits particulièrement graves qu'il n'a pas commis. Il attend que la lumière soit faite sur le rôle joué par ceux, désormais bien connus, qui n'avaient manifestement pas autorité pour intervenir d'une quelconque manière dans son arrestation." Contacté, l'avocat de Noémie n'a pas répondu aux sollicitations de LCI pour confirmer.

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