Alliance LR-FN : pour Thierry Mariani, "on peut garder son âme et être éternellement dans l'opposition"

Alliance LR-FN : pour Thierry Mariani, "on peut garder son âme et être éternellement dans l'opposition"

Politique
POLEMIQUE - Thierry Mariani a réitéré lundi sur CNews sa proposition d'alliance droite-FN critiquée ce week-end dans les rangs des Républicains. Pour l'ancien ministre sarkozyste, cette alliance est la condition sine qua non pour reprendre le pouvoir.

Thierry Mariani n'en démord pas. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, ex-député LR, a réitéré lundi, sur CNews, sa proposition d'alliance entre la droite et le Front national en vue des prochaines élections. Une stratégie qu'il a défendu ce week-end dans le JDD et qui a suscité de nombreuses critiques au sein des Républicains. 


Dimanche, lors du Grand Jury, la première vice-présidente LR Virginie Carmels a rappelé la ligne officielle du mouvement édictée par Laurent Wauquiez : aucune alliance avec le FN, "dont on ne partage pas les valeurs". Cette proche d'Alain Juppé a estimé que la position de Thierry Mariani était "isolée" au sein de la droite. 

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Virginie Calmels au Grand Jury RTL

"L'âme" ou la victoire

Mais pour Thierry Mariani, une alliance stratégique avec le FN, qui doit se rebaptiser prochainement "Rassemblement national", serait inéluctable. "On peut gagner toutes les élections locales, on n'arrivera pas à gagner les élections nationales" sans cette alliance, affirme l'ancien ministre. Qui affirme un peu plus tard "qu'on peut garder son âme, et être éternellement dans l'opposition". 


Pour appuyer son propos, Thierry Mariani compare la situation actuelle de la droite à celle "du Parti socialiste à la fin des années 1970. Le PS avait fait le choix de s'allier au PCF. Pour mon parti, cela signifiait les chars soviétiques sur les Champs-Elysées..." La question, comme à l'époque, est de savoir qui serait la "colonne vertébrale" de cette alliance, de LR ou du FN. "Le parti auquel j'appartiens a une tradition un peu plus forte", croit savoir l'ex-député, qui juge par ailleurs que "le Rassemblement national (ex-FN, donc) a une volonté d'évolution. Ils ont du chemin à faire, c'est évident, car le programme économique de Marine Le Pen était irréaliste"... Pour le reste, assure-t-il, les deux formations devraient se mettre d'accord sur "une autre politique sur la sécurité, sur l'immigration et sur l'Union européenne". Lundi matin sur LCI, le vice-président du FN Nicolas Bay saluait l'initiative, appelant en écho à "l'union des nationaux" contre la politique du gouvernement actuel.  

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