Allocation de rentrée scolaire : Castex se désolidarise à son tour des propos de Blanquer

Allocation de rentrée scolaire : Castex se désolidarise à son tour des propos de Blanquer

POLÉMIQUE - Le Premier ministre a pris ses distances ce samedi soir sur France 2 avec le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, qui avait affirmé que l'allocation de rentrée scolaire était parfois utilisée pour acheter des "écrans plats".

Après Emmanuel Macron, après Olivier Véran, c'est au tour de Jean Castex de réagir. Le Premier ministre a assuré samedi soir qu'il n'était pas dans "l'esprit" du gouvernement de "contrôler" l'utilisation de l'allocation de rentrée scolaire, après des propos polémiques du ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, qui avait suggéré qu'elle était parfois destinée à l'achat d'"écrans plats".

"On ne va pas aller regarder s'ils [les allocataires, ndlr] ont acheté du matériel scolaire avec d'autres revenus que cette allocation... C'est impossible à contrôler, ce n'est pas notre esprit", a déclaré le Premier ministre, invité de l'émission "On est en direct" sur France 2

"L'objectif c'est de soutenir, c'est une mesure de pouvoir d'achat destinée à des familles pauvres ou dans le besoin. C'est une allocation utile", a insisté le chef du gouvernement Castex.

Parfois il y a des achats d'écrans plats plus importants au mois de septembre qu'à d'autres moments- Jean-Michel Blanquer

Interrogé dimanche dernier sur la proposition d'une députée de verser l'allocation de rentrée scolaire sous la forme d'un bon d'achat, Jean-Michel Blanquer avait estimé qu'il s'agissait d'une "idée intéressante", méritant "d'être étudiée".

"On sait bien, si on regarde les choses en face, que parfois il y a des achats d'écrans plats plus importants au mois de septembre qu'à d'autres moments", avait-t-il ajouté sur France 3, avant de réitérer ses propos dans la semaine.

Ces affirmations ont provoqué un tollé de l'opposition, et Emmanuel Macron avait appelé jeudi depuis Marseille à ne pas "stigmatiser" des familles dans l'utilisation de cette allocation scolaire. "Nous serions aveugles ou naïfs de penser que la totalité de ce que chaque ménage touche en allocation de rentrée scolaire est reversé pour acheter des fournitures ou les livres des enfants", avait toutefois tempéré le chef de l'État. Mais "il ne faut pas qu'on rentre dans un système de contrôle social où il y aurait une forme de défiance qui s'instaure à l'égard des familles", avait-il précisé.

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Allocation scolaire : Emmanuel Macron ne veut pas "stigmatiser"

Peut-être qu'il y a une partie de cet argent qui ne sert pas qu'à acheter du matériel scolaire pour les enfants. Et alors ?- Olivier Véran

Le lendemain, le ministre de la Santé Olivier Véran avait également pris ses distances vendredi avec son collègue du gouvernement, en rappelant que c'était son ministère qui distribuait cette allocation.

"Peut-être qu'il y a une partie de cet argent qui ne sert pas qu'à acheter du matériel scolaire pour les enfants. Et alors ?", a lancé le ministre sur France Bleu. "Ceux qui touchent cette allocation c'est par définition des familles qui touchent moins de 1.500 euros net par mois, avec enfant [...] C'est donc des familles qui ne remplacent pas un cartable parce que c'est la rentrée, mais parce qu'il est usé ou cassé", a-t-il encore relevé.

"Donc je ne suis pas choqué que des familles utilisent une partie de ces allocations pour payer une facture d'électricité qui traînait, pour prendre un peu plus d'essence pour partir en week-end ou pour décider de faire le plein d'aliments qui vont agrémenter des repas de famille qui ne sont pas festifs au quotidien", a-t-il conclu.

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