Allongement du congé paternité : les sénateurs LR veulent en limiter la portée

Allongement du congé paternité : les sénateurs LR veulent en limiter la portée

FAMILLE - Des sénateurs LR ont déposé deux amendements pour restreindre la portée de l'allongement du congé paternité. Ils veulent revenir sur l'obligation de prendre au moins 7 jours de congé sur 28, et ne pas permettre aux salariés en CDD de courte durée d'en bénéficier.

Il s'agissait d'une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. L'allongement du congé paternité a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale à la quasi unanimité le 23 octobre dernier. Il prévoit le doublement de ce congé de 14 à 28 jours, dont sept jours obligatoires, à partir du 1er juillet 2021. Mais alors que le texte est examiné au Sénat dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021, les sénateurs LR ont déposé deux amendements pour limiter sa portée. 

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Le premier, cosigné par 39 sénateurs LR dont leur patron Bruno Retailleau, annule le caractère obligatoire souhaité par le gouvernement de 7 jours sur les 28 possibles. "L'enfant a besoin de ses parents dans la relation d'attachement qu'il noue lors des premiers jours de sa vie. Toutefois, le congé obligatoire peut être compliqué à mettre en œuvre dans certaines entreprises, notamment les TPE et les PME", expliquent les parlementaires. Auprès du Parisien, son auteure Chantal Deseyne ajoute que "ce caractère obligatoire peut mettre en difficulté les entreprises mais aussi les jeunes pères qui n'ont pas envie de prendre ce congé".

Le second amendement, déposé par la sénatrice Frédérique Puissat, restreint l'allongement du congé paternité aux salariés en CDI ou titulaires d'un CDD de six mois minimum. Selon elle, il s'agit d'un moyen efficace de réduire la facture globale de la réforme, estimée à 260 millions d'euros l'an prochain, puis 520 millions en année pleine.

Des amendements qui divisent les républicains

Malgré tout, ces amendements ne font pas l'unanimité au sein des sénateurs républicains. Ainsi dans les colonnes du Parisien, l'élue des Alpes-Maritimes Alexandra Borchio-Fontimp défend les sept jours obligatoires, importants selon elle "si on veut que les choses changent vraiment dans les pratiques", "pour que l'activation du droit ne repose pas sur les individus". Des députés LR s'en mêlent également, à l'instar de Pierre-Henri Dumont. "La droite a toujours défendu la famille et l’intérêt de l’enfant. Qu’un papa passe la première semaine de la vie de son nouveau-né auprès de lui y contribue", écrit-il sur Twitter.

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