APL pour les non-boursiers : promis, le gouvernement ne veut pas y toucher

APL pour les non-boursiers : promis, le gouvernement ne veut pas y toucher

DirectLCI
ETUDIANTS - Benoît Hamon et Geneviève Fioraso ont démenti lundi toute intention de supprimer les Aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non boursiers. La rumeur courait depuis ce week-end, s'attirant les foudres des syndicats.

Une simple petite phrase, ce week-end dans le JDD, aura suffi à mettre le feu aux poudres. L'exécutif, en quête de 50 milliards d'euros d'économies d'ici trois ans, plancherait sur la suppression des aides pour le logement dont bénéficient les étudiants non boursiers. La mesure, défendue depuis des années par la Cour des comptes, rapporterait 800 millions d'euros. Une simple rumeur prise très au sérieux par les syndicats étudiants ces dernières heures. Ce qui a obligé le gouvernement à sortir de son silence.

"Concernant les APL, je démens que le gouvernement ait l'intention - comme cela a pu être évoqué ici et là dans la presse - d'en priver les étudiants non boursiers", a déclaré lundi après-midi Benoît Hamon, le ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur. "L'amélioration des conditions de vie et d'études des étudiants a toujours été une priorité pour le gouvernement", a ajouté le ministre, rejoint par sa collègue de l'Enseignement supérieur. "S'agissant de la suppression des APL pour les non-boursiers, ce n'est pas à l'ordre du jour", a en effet indiqué Geneviève Fioraso, pour qui "il n'est pas question que l'on touche à la qualité de vie des étudiants car cela conditionne leur réussite".

La "sanctuarisation" des aides au logement

Après l'évocation de cette hypothèse, plusieurs organisations étudiantes comme l'Unef, la Fage et l'UNI s'étaient inquiétées d'une éventuelle suppression des APL pour les non-boursiers dans le cadre des économies recherchées par le gouvernement. Elles avaient déjà commencé à mobiliser les étudiants sur les réseaux sociaux. "La suppression des aides au logement signifierait une double peine pour les 70% d'étudiants exclus du système de bourse qui se verraient désormais privés de la seule aide à laquelle ils ont droit", indiquait l'Unef.

"Si cette mesure devait être retenue par le gouvernement, il s'agirait d'une attaque historique contre les jeunes et leurs familles", estimait de son côté la Fage. L'UNI demande, elle, "la sanctuarisation des aides au logement car celui-ci reste le principal souci de bon nombre d'étudiants, et si une réduction des dépenses est nécessaire, ce domaine doit lui rester préservé".

Lire aussi >> Allocations familiales, APL : quelles aides vont subir un coup de rabot ?

 

Plus d'articles

Sur le même sujet