"Appelez-moi Madame la ministre" : quand Brune Poirson reprend Gérard Longuet de volée

"Appelez-moi Madame la ministre" : quand Brune Poirson reprend Gérard Longuet de volée

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SEXISME - La secrétaire d'Etat Brune Poirson a remis à sa place, mardi 20 novembre, le sénateur LR Gérard Longuet qui l'avait appelée "Madame le ministre", puis "chère amie".

A la base, c'était une simple question à propos de la COP21. Une fois son micro coupé, le sénateur LR Gérard Longuet ne s'attendait sûrement pas à être vertement repris par Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, qu'il a, à deux reprises au sein de son allocution, appelée "Madame le ministre", mardi 20 novembre au Sénat. 


Pourtant, la réponse de la membre du gouvernement ne s'est pas fait attendre : "Monsieur le sénateur, je veux bien croire que votre langue a fourché : on dit Madame la ministre." Et alors que Brune Poirson compte visiblement en rester là pour aborder le fond du sujet, Gérard Longuet renchérit, dans une réponse inaudible en dehors des micros. La ministre reprend : "Vous voulez qu'on rentre dans ce débat-là, je suis désolée mais je vous demande de m'appeler Madame la ministre, c'est comme ça." 


Nouvelle interruption. "Non ! Je ne veux pas que vous m'appeliez 'chère amie', je veux que vous m'appeliez madame LA ministre. Comment pouvez-vous prétendre répondre et parler au nom des Français ? Vous parlez d'une aspiration des Français, mais une aspiration des Français, c'est l'égalité femmes-hommes, Monsieur le sénateur. (...) Je fais comme vous, parfois, je profite d'une tribune pour parler d'un tout autre sujet et en l'occurrence, là, il est ancré dans la réalité : je vous demande de m'appeler Madame LA ministre, le débat est clos, c'est comme ça et pas autrement." 

Une circulaire sur la féminisation des fonctions

Comme ça et pas autrement. C'est vrai. En tout cas, c'est ce qu'a exigé le Premier ministre, voilà un an déjà. En effet, une circulaire en date du 22 novembre 2017, signée par Edouard Philippe, demandait l'utilisation de règles renforcées en matière de féminisation des fonctions. Et notamment, exigeait que "les textes qui désignent la personne titulaire de la fonction" soient "accordés au genre de cette personne".


Une consigne qui ne semble guère être parvenue aux oreilles de Gérard Longuet, qui répond à la ministre, une fois la mise au point terminée : "Bah je ne vous appellerai plus alors !"

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