Après avoir soutenu Dieudonné, un leader des Jeunes socialistes démissionne

Après avoir soutenu Dieudonné, un leader des Jeunes socialistes démissionne

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POLEMIQUE – Anthony Cortès, leader du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) des Pyrénées-Orientales, a démissionné jeudi. Dans une série de tweets, il avait soutenu "la liberté d'expression" de Dieudonné et critiqué Manuel Valls, au moment où le ministre de l'Intérieur avait annoncé vouloir interdire les spectacles de l'humoriste.

En pleine tempête médiatique autour de la controversée "quenelle" de Dieudonné, un soutien peut coûter très cher. Même s'il consiste en quelques tweets "épidermiques". Anthony Cortès, l'animateur du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) des Pyrénées-Orientales, vient d'en faire l'expérience. Après avoir notamment déclaré avoir "honte de son ministre de l'Intérieur", il a annoncé ce jeudi démissionner de ses fonctions au sein de l'aile jeune du PS.

Dans une série de tweets, le 28 décembre 2013, Anthony Cortès avait très vertement critiqué les mesures d’interdiction prônées par Manuel Valls contre l'humoriste accusé d'antisémitisme. "Ceux qui favorisent les troubles à l'ordre public ne sont pas ceux que l'on croit", écrivait-il alors, avant d'estimer que Dieudonné "combat le racisme en affrontant les non-dits communautaires, et le fait avec talent". De la part d'un responsable politique de la majorité, voilà qui faisait tache. Et qui n'avait pas manqué de provoquer un tollé au sein du mouvement.

"Liberté d'expression"

Anthony Cortès avait rapidement effacé les tweets en question, puis publié des excuses. Qui n'auront manifestement pas suffi. Le jeune homme a annoncé jeudi quitter ses fonctions au sein du MJS, donnant satisfaction à ceux qui avaient appelé à sa démission, comme le responsable départemental du PS des Pyrénées-Orientales, Jacques Cresta.

"J'ai démissionné parce que ça prenait trop d'ampleur", s'est-il justifié à l'AFP, assurant avoir été "mal compris". Il dit avoir "juste eu une réaction épidermique" et avoir "voulu défendre la liberté d'expression", regrettant avoir "parlé au nom" du MJS. "Quand on a un niveau de responsabilité qui était le sien, quand on exprime une opinion, on est leader d'un collectif", a réagi Jacques Cresta, tout en estimant qu'il y avait eu "manifestement une maladresse". Twitter n'est "pas le meilleur outil de communication pour exprimer des points de vue sur des sujets compliqués et délicats", a-t-il ajouté. Une conclusion que pourront méditer certains responsables politiques plus aguerris...
 

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