Après la candidature de Xavier Bertrand, la droite s'écharpe sur la tenue d'une primaire

Après la candidature de Xavier Bertrand, la droite s'écharpe sur la tenue d'une primaire

DISSENSIONS - Candidat pour mener la droite à la victoire à la présidentielle de 2022, Xavier Bertrand ne veut pas passer par la case primaire. Mais tout le monde ne l'entend pas ainsi chez Les Républicains.

Il n'y aura pas de primaire si un candidat sort du lot et s'impose naturellement pour la présidentielle de 2022. C'est ce que répètent Les Républicains depuis plusieurs semaines. Et c'est pour cela que le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand s'est déclaré candidat ce mercredi. En imposant son calendrier et en affichant ses ambitions aussi tôt sans attendre les résultats des futures élections régionales, il souhaite apparaître comme le meilleur pour mener son camp à la victoire dans un peu plus d'un an.

Car il l'assure : il ne participera pas à une primaire. "Je ne souhaite plus m'inscrire dans la logique d'un seul parti", a dit au Point celui qui a quitté LR en 2017. La direction du parti n'est pas favorable elle non plus à ce système de désignation, qui pourrait introniser un candidat plaisant à la base, mais repoussoir au-delà. Xavier Bertrand arrivera-t-il pour autant à s'imposer ? "Les résistances vont être terribles", prédit à l'AFP une source chez LR, pour qui "il y a un seul scénario où ça marche : si Xavier Bertrand arrive à tuer le match dans les deux mois".

La primaire aura lieu"- Bruno Retailleau

Pour d'autres même pas question d'y penser. "La primaire aura lieu. Je ne sais pas si on va l'appeler la primaire, on va l'appeler la démocratie" car "dès lors qu'il y aura plusieurs candidats et que vous souhaitez qu'il y ait un vote pour départager des candidats, appelons la méthode de départage, il faut bien voter", a estimé au micro de Sud Radio le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui a fait acte de candidature pour cette primaire. "En démocratie, on n'a pas fait mieux que le vote, j'attends qu'on me donne d'autres méthodes qui puissent être à la fois transparentes et surtout respectueuses des voix de chacun", a-t-il souligné.

Dimanche, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, qui pourrait elle aussi se lancer, avait plaidé pour "la primaire la plus ouverte possible". Et mercredi deux autres ténors se sont aussi exprimés en interview : Laurent Wauquiez qui "ne veut pas être spectateur", tandis que Michel Barnier assurait garder "la force" de se lancer dans une campagne.

Ce jeudi, la députée LR et vice-présidente de l'Assemblée nationale Annie Genevard a prévenu : "A chacun de ces candidats, car il n'y en aura pas qu'un, de faire la démonstration qu'il est le plus rassembleur. Si c'est Xavier Bertrand, c'est Xavier Bertrand, mais il doit faire la démonstration qu'il est le plus rassembleur". Et "quand ce candidat aura fait ses preuves, d'une façon ou d'une autre, tout le monde devra se rassembler derrière", a-t-elle ajouté, opposée à toute idée de primaire, qu'elle considère comme "une machine à se donner des claques".

Lire aussi

En décembre 2020, un texte a été voté stipulant qu'une primaire sera organisée que si aucun candidat ne réussit à s'imposer. "Soit un candidat s'impose naturellement" et alors "nous proposerons à nos militants réunis en congrès de le soutenir", avait expliqué Christian Jacob. Soit "nous continuerons nos consultations avec Gérard Larcher pour qu'après les régionales on ait un système de départage soumis aux militants" [et non à l'ensemble des électeurs inscrits sur les listes électorales, comme en 2016, ndlr], a-t-il ajouté. L'idée serait alors "que le choix du candidat intervienne six mois avant l'élection présidentielle".

La politique vous intéresse ? Découvrez la version podcast de l'Interview Politique de Jean-Michel Aphatie

Écoutez ce podcast sur votre plateforme d'écoute préférée !

Chaque matin Jean-Michel Aphatie reçoit des invités politiques de premiers plans pour les interroger sur des questions d’actualité.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : "L'été peut devenir un cauchemar" à cause des variants, selon l'infectiologue Karine Lacombe

Avignon : un policier tué par balles dans le centre-ville, le tireur en fuite

Météo estivale pour quasiment tout le monde ce week-end, des pointes à 32°C attendues !

Les brocantes et vide-greniers sont-ils maintenus ? Le 20H vous répond

Avignon : qui était le policier abattu ?

Lire et commenter

LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.