Après les actions des étudiants en colère, Guillaume Peltier appelle à "des sanctions exemplaires"

Guillaume Peltier, invité de la matinale de LCI
Politique

INTERVIEW - Le député du Loir-et-Cher, vice-président du parti Les Républicains, était l'invité politique d'Elizabeth Martichoux, mercredi 13 novembre, sur le plateau de la matinale de LCI

Interrogé par Elizabeth Martichoux, mercredi 13 novembre sur le plateau de LCI, le Républicain Guillaume Peltier a donné son avis sur les contestations étudiantes, la veille, en réaction à la tentative de suicide d'un étudiant lyonnais. A Lille, des dizaines d'étudiants ont interrompu une conférence donnée par l'ancien président Hollande, tandis qu'à Paris, les grilles du ministère de l'Enseignement supérieur ont été enfoncées. De quoi incité l'élu LR à condamner les violences, mais aussi à appeler les élus à prendre en compte la détresse étudiante.

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"Il faut toujours condamner les violences. Depuis plusieurs semaines, les images symboliques renvoyées à nos concitoyens, l'interdiction d'une conférence de Sylviane Agacinski à Bordeaux, de Mohamed Sifaoui à Jussieu, l'impossibilité d'un ancien président de la République de s'exprimer devant un millier d'étudiants à Lille, avec ses images terribles de livres détruits et piétinés au cœur de l'université française... ça suffit ! La France est un pays de droits, la France est un pays dans lequel l'ordre, la démocratie, la liberté d'expression sont des principes fondamentaux. Et nous appelons le gouvernement à prendre des sanctions exemplaires à l'égard des minorités infimes, politisées, qui organisent ces violences et empêchent la démocratie de vivre. Les meneurs sont identifiés, il y a des photos, des images. Derrière ces minorités, une cinquantaine d'étudiants à Lille qui peuvent empêcher mille étudiants d'accueillir, d'écouter, de débattre avec un ancien président. C'est donc bien une infime minorité qui tente de bloquer la grande majorité. Dans notre pays, nous devons dire à tous et partout que la liberté d'expression, la tolérance, le respect de celui qui pense différemment, sont des principes fondamentaux sur lesquels on ne doit pas transiger."

Sur la réaction du gouvernement actuel

"J'ai du mal à lui faire confiance en ce moment. On ne peut pas dire que, sur les grands sujets liés au désordre public qui s'accumule semaine après semaine dans notre pays, le gouvernement ait incarné l'ordre. J'aime cette idée de l'ordre juste, l'équilibre entre l'ordre républicain et la justice sociale. Il faut le retrouver tant ces deux principes sont brisés dans notre pays. J'appelle le gouvernement et le ministre de l'Intérieur à prendre des sanctions exemplaires. C'est à nous les élus de prendre en compte la détresse étudiante."

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