ARMÉE : C'EST QUI LE PATRON ? - Posez toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités

ARMÉE : C'EST QUI LE PATRON ? - Posez toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités

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DÉFENSE - Ce soir, comme tous les soirs, dans "24 heures en questions", vous avez la possibilité de poser toutes vos questions à Bénédicte Le Chatelier et ses invités sur le thème du jour : changement de joueur à la tête de l'état-major. Ils vous répondent dès 18h10.

Il avait tout fait pour les séduire. Il avait mis son rôle de chef des armées en avant, en descendant les Champs Elysées en véhicule militaire. Il avait réservé son premier voyage officiel hors d’Europe aux soldats de l’opération Barkhane postées à Gao, au Mali. Il avait longuement discuté avec les industriels au salon du Bourget. Il était descendu, hélitreuillé, dans un sous-marin nucléaire, affirmant son attachement à la dissuasion nucléaire. Il avait asséné, tout au long de sa campagne, qu’il porterait à 2% du PIB le budget des armées (le faisant donc passer de 32,7 à 50 milliards d’euros d’ici à 2025).  Et pourtant la crise qui couvait au sommet des armées, à la suite de l’exigence de l’exécutif d’une réduction de dépenses de 850 millions d’euros, a fini par exploser. Après le coup de colère du chef d’état-major Pierre de Villiers, suivi d’un recadrage musclé du président Macron, le général, en poste depuis 2012, a remis sa démission ce matin. Il a été immédiatement remplacé en début d’après-midi par François Lecointre, général reconnu pour un parcours militaire d’excellence. Chef du cabinet militaire auprès le premier ministre depuis août 2016, il a notamment participé à l’élaboration de la réforme de l’Armée de terre en 2014. Si Pierre de Villiers est parti, la colère des militaires ne s’est pas dissipée pour autant, et ces économies budgétaires sont critiquées jusque dans le parti présidentiel, La République En Marche.  Certes, elles restent rares, mais la plus médiatique est tout de même venue du député LREM président de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, Jean-Jacques Bridey, qui a « regretté » ces coupures budgétaires. Demain, Emmanuel Macron essaiera d'affirmer une nouvelle fois son autorité et sa posture régalienne en visitant la base aérienne d'Istres, dans les Bouches-d-Rhônes. Alors, cette première secousse annonce-t-elle la fin de l’état de grâce pour Macron ? A-t-il fait preuve d’autorité ou d’autoritarisme en forçant la main du chef d’état-major ? Quelles seront ses relations futures avec l’armée ? Comment le nouveau chef d’état-major compte-t-il exercer ses fonctions ?


Pour poser vos questions, rendez-vous sur le page Facebook de l'émission, ou sur Twitter, #24henquestions !

Les invités :


Dominique TRINQUAND - Général et conseiller défense d’Emmanuel Macron 


Jean-Jacques BRIDEY  - Député LREM et président de la Commission de la Défense à L’Assemblée Nationale

                                               

Vincent TRÉMOLET DE VILLERS  - Rédacteur en chef des pages Débat/Opinion au Figaro 


Philippe MOREAU CHEVROLET - Président de MCBG Conseil 

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