Jean Castex favorable à un "délit de mise en danger par la publication de données personnelles"

Jean Castex favorable à un "délit de mise en danger par la publication de données personnelles"

JUSTICE - Jean Castex a déclaré mardi vouloir "reprendre le sujet" de la haine en ligne en créant un "délit de mise en danger par la publication de données personnelles" sur internet.

Le gouvernement veut reprendre les choses en main. Ce mardi, lors de la séance de questions au gouvernement, Jean Castex s'est dit déterminé à "reprendre le sujet" de la haine en ligne en main, après le fiasco de la loi Avia, en grande partie retoquée par le Conseil constitutionnel. "Nous ne pouvons plus nous résoudre à assister passivement au déchaînement de la haine sur les réseaux sociaux", a affirmé le Premier ministre. Il a également émis l'idée de créer un "délit de mise en danger par la publication de données personnelles". 

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C'est bien parce qu'il a été désigné par les réseaux sociaux que Samuel Paty a été assassiné- Jean Castex, devant les députés

À propos de la loi Avia, le Premier Ministre a estimé que "la censure du Conseil constitutionnel doit nous amener à reprendre ce sujet sous une autre forme, qui devra créer un délit de mise en danger par la publication de données personnelles". "C'est bien parce qu'il a été désigné par les réseaux sociaux que Samuel Paty a été assassiné", a-t-il souligné, pointant ainsi la responsabilité des plateformes en ligne et des réseaux sociaux dans cette attaque. 

Priorité à la protection des personnels de l'Éducation

Avant l'assassinat de l'enseignant, le père d'une élève du collège où travaillait Samuel Paty, le collège Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, avait lancé un appel à la mobilisation contre ce dernier dans une vidéo postée sur Facebook. Des interpellations ont également eu lieu, dans la foulée de l'attentat car des messages de soutien au terroriste ont été postés sur internet. Les enseignants du collège du Bois d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine ont d'ailleurs exprimé ce mardi dans un communiqué leur "vive inquiétude face à l'impact des réseaux sociaux" après l'assassinat de leur collègue.

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"L'ennemi c'est l'islamisme radical, c'est une menace permanente, une menace qui peut venir de l'extérieur, mais qui peut aussi, je le dis sans détour, recruter ces tueurs parmi nos propres compatriotes", a poursuivi le chef du gouvernement. "Nous payons aussi le prix d'un relâchement, mais aujourd'hui, l'heure est à l'action", a-t-il insisté,  érigeant comme "priorité" la "protection des personnels de l'Éducation nationale". 

Il a par ailleurs raillé la proposition des Républicains de modifier la Constitution, comme cela a été voté lundi au Sénat, afin notamment d'y inscrire la prééminence des règles de la République. Le Premier ministre était interpellé par plusieurs présidents de groupes parlementaires  lors de cette séance de questions au gouvernement : Patrick Mignola (MoDem), Valérie Rabault (PS), Damien Abad (LR), Christophe Castaner (LREM), Jean-Luc Mélenchon (LFI) et André Chassaigne (PCF). 

Sans plus de précisions, le Premier ministre a aussi assuré vouloir "donner des moyens supplémentaires au ministère de l'Intérieur". "Nos services de renseignement qui sont en première ligne sur ce sujet ont été confortés, réorganisés, comme jamais ils ne le furent, et nous allons passer la vitesse supérieure", a-t-il ajouté, disant vouloir "affecter sans délai des renforts aux services chargés de surveiller sur les réseaux sociaux l'islamisme radical".

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