"Assassin's Creed Unity" : quand Mélenchon défend l'honneur de la Révolution française

Politique
JEU VIDÉO - La tête d'affiche du Front de gauche n'apprécie pas l'image de la Révolution française renvoyée par le jeu vidéo "Assassin's Creed 5". Jean-Luc Mélenchon dénonce notamment un "dénigrement". Et ce n'est pas première fois que l'ancien candidat à la présidentielle défend l'héritage de 1789.

On ne savait pas que Jean-Luc Mélenchon était un "gamer" averti. L'ex-candidat à l'élection présidentielle et créateur du Parti de gauche s'est insurgé, jeudi, de la manière dont est décrite la Révolution française dans le nouveau jeu vidéo d'Ubisoft "Assasin's Creed Unity".

"Le dénigrement de la grande Révolution est une sale besogne pour instiller davantage de dégoût de soi et de déclinisme aux Français", s'est-il ému, cité par Le Scan politique du Figaro . Ajoutant: "Si l'on continue comme ça, il ne restera plus aucune identité commune possible aux Français à part la religion et la couleur de peau."

Une plaidoirie qui trouve écho chez les autres cadres du PG. "Le peuple de Paris est présenté pour une cohorte brutale et sanguinaire, c'est lui qui produit la violence, toujours lui qui de façon aveugle fait couler le sang, notamment du bon roi débonnaire", écrit Alexis Corbière sur son blog. Le secrétaire national du mouvement s'est toujours mobilisé comme un défenseur de la mémoire du révolutionnaire Robespierre.

"Pas une leçon d'histoire"

"On raconte tout et son contraire à son sujet", expliquait-il en avril, lorsqu'il proposait que les municipalités lui rendent hommage. "Celui qui est notre libérateur à un moment de la Révolution, Robespierre, est présenté comme un monstre", a renchéri Jean-Luc Mélenchon, vendredi, sur France Info . Il accuse Assassin's Creed 5 de proposer "une relecture de l'histoire en faveur des perdants et pour discréditer la République une et indivisible".

Figure de la Révolution, Maximilien Robespierre fait toujours objet de polémiques. Son implication dans la guerre de Vendée (1793 et 1796, face aux royalistes) entache encore son image. Des questions qui ne préoccupent pas le producteur du jeu interrogé par Le Monde . Antoine Vimal se défend : "Assassin's Creed Unity est un jeu grand public, pas une leçon d'histoire. L'histoire du jeu est avant tout une histoire d'amour et un dilemme cornélien".

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