Assemblée nationale : un député LREM se demande s'il ne faut pas se débarrasser du Palais Bourbon

Assemblée nationale : un député LREM se demande s'il ne faut pas se débarrasser du Palais Bourbon

ON BOUGE TOUT - Un élu LREM des Hauts-de-Seine a pris la plume, lundi 13 novembre, pour proposer un déménagement, ni plus ni moins, de l'Assemblée nationale. Principale raison, selon Adrien Taquet : le Palais Bourbon ne répondrait plus aux exigences du monde professionnel moderne.

Le Palais Bourbon est-il à la hauteur de ce que doit être la chambre législative la plus importante de France ? Alors que François de Rugy, le président de l'Assemblée nationale, planche sur la modernisation de son fonctionnement et que nombre de députés de la majorité potassent leurs idées en la matière, c'est la question que pose le député LREM Adrien Taquet, dans une tribune publiée sur le site de la Fondation Jean-Jaurès, au titre volontiers provocateur : "Faut-il raser l'Assemblée nationale ?"

Il ne s'agit évidemment pas de transformer le célèbre bâtiment en tas de gravats, mais l'élu des Hauts-de-Seine apprécierait de faire déménager la représentation nationale dans d'autres lieux que la chambre basse qu'il juge pour le moins inadaptée à des contraintes de fonctionnement modernes. Pire, même, "une hérésie architecturale au regard des standards contemporains du bien-être et de l'efficacité du travail", juge le député Taquet. Lequel liste comme défaut "des cages à lapin pour bureaux, des espaces dédiés au travail [...] qui favorisent la déprime"... Ou l'inadaptation de l'hémicycle aux grandes personnes, sa "connectivité du XXe siècle", etc. 

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Le Palais Bourbon étant inopérant, le marcheur trouve alors très "nouveau monde" de songer à délocaliser la représentation nationale. "Pourquoi ne pas faire de Marseille la nouvelle capitale législative de notre pays ?" L'hypothèse aurait de quoi séduire Jean-Luc Mélenchon, et après tout, souligne à juste titre le député, reprenant le serment du Jeu de paume prononcé en 1789, "partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale."

Sauf que l'hypothèse n'est pas sans poser de problème : comment assurer une prise de contact correcte entre les ministres, sis à Paris, et les représentants qui doivent les contrôler ? Qu'importe, balaie Adrien Taquet, qui avance alors des solutions très "nouveau monde", à base de conf call, de chats... Bref, qui veut proposer un "Parlement virtuel où chacun [...] apparaîtra à l'écran, débattant mais à distance". 

L'idée séduira Bruno Bonnell, tombeur LREM de Najat Vallaud-Belkacem qui, le premier, avait mis en avant l'idée du télé-travail pour dépoussiérer le travail des députés. Et tant pis pour le charme des questions au gouvernement à la télévision ou des emportements des élus de la salle des Quatre colonnes.

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