Sarkozy défenseur de l'assimilation : à quel point les étrangers doivent-ils devenir "Gaulois" ?

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INTÉGRATION À MARCHE FORCÉE - Après avoir affirmé que "dès que l’on devient Français, nos ancêtres sont Gaulois", Nicolas Sarkozy s’est expliqué. Pour lui, il s’agit de passer "d'un processus d'intégration à un processus d'assimilation". Mais quelle est la différence ?

Apparemment, les mots de l’ancien président n’étaient pas à prendre au pied de la lettre. Mardi 20 septembre, après sa sortie sur "nos ancêtres les Gaulois", Nicolas Sarkozy a précisé sa pensée lors d’un dîner organisé par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.


Le candidat à la primaire des Républicains estime qu’il est nécessaire de passer "d'un processus d'intégration à un processus d'assimilation". En février 2015, il avait déjà enjoint son parti à préférer l’assimilation à l’intégration, rejoignant sur ce point le Front national.

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Couper ou garder ses racines

La différence entre l’assimilation et l’intégration, c’est avant tout une histoire de racines. Les deux mots ne renvoient pas à des politiques d’immigration spécifiques mais, dans l’esprit, "l’intégration" vise à intégrer des étrangers dans la communauté nationale sans les obliger à abandonner leur culture d’origine, tandis que "l’assimilation" vise à faire adopter à ces étrangers un mode de vie que l’on considère comme purement français.


C’est donc principalement une querelle de mots, qui permet aux candidats de la primaire des Républicains de se positionner plus ou moins durement sur l’immigration, sans forcément en dire plus. 

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Lors de ce dîner de mardi soir, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs raillé sans le nommer Bruno Le Maire, qui a condamné ce qu’il considère comme une "caricature" et évoqué son "arrière-grand-mère brésilienne". Auparavant, il s’était démarqué d’Alain Juppé, un tenant de l’intégration, qui a mis en avant l’expression "identité heureuse".

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