Assistants parlementaires européens : "Une procédure scandaleuse" s'insurge Marine Le Pen

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CONTRE-ATTAQUE - Confrontée aux réclamations de recouvrement de près de 340 000 euros à propos des salaires versés à de faux assistants parlementaires, Marine Le Pen s'est vivement défendue en parlant de décisions politiques.

Le torchon n'en finit pas de brûler entre Marine Le Pen et le Parlement européen. Alors que la député européenne (et accessoirement candidate à l'élection présidentielle) a reçu deux lettres lui réclamant le recouvrement de près de 340 000 euros en remboursement des sommes perçues pour rémunérer deux assistants parlementaires qui n'auraient en réalité travaillé que pour son parti, celle-ci s'en est pris directement à l'institution européenne, l'accusant d'agir par visée politique.


"Je conteste formellement cette procédure", a déclaré Marine Le Pen sur le plateau du 13H de TF1 samedi. "Le Parlement, c'est une institution politique. Nous les gênons beaucoup (les personnes à la tête du Parlement, ndlr). Ils ont dit qu'ils auraient notre peau et nous allons les combattre. Ils sont à la fois juge et partie et décident de condamner".

Nous sommes jugés par nos adversaires politiquesMarine Le Pen

Le Parlement européen estime qu'une assistante accréditée de Marine Le Pen (Catherine Griset) ne travaillait en réalité pas dans les locaux de l'institution mais au siège du Front national, à Nanterre. Un autre assistant, Thierry Légier, se trouverait dans le même cas de figure alors qu'il exercait les fonctions de chauffeur et de garde du corps de la présidente du FN. Concernant ce dernier, Marine Le Pen s'est directement défendue, expliquant qu'il s'agissait "de quelques heures (de travail) par mois" il y a "plusieurs années".


"J'ai déposé plainte contre l'Olaf (Office européenne de lutte antifraude)" a affirmé la candidate à la présidentielle. "Nous sommes jugés par nos adversaires politiques", a-t-elle appuyé. 

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