Attaque à la mosquée de Bayonne : le suspect "était un insignifiant au sein du RN", assure Louis Aliot

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L'INTERVIEW POLITIQUE - Invité de LCI ce mercredi, Louis Aliot, membre du bureau exécutif du Rassemblement national et candidat à la mairie de Perpignan, est revenu sur la personnalité de Claude Sinké, l'auteur présumé de l'attaque contre la mosquée de Bayonne, ancien candidat du Front national en 2015.

Après l'attaque de la mosquée de Bayonne, survenue en début de semaine, la personnalité de Claude Sinké, l'auteur présumé des faits, est au cœur de l'enquête. Décrit comme xénophobe, raciste, cet octogénaire qui fut candidat du FN aux élections départementales en 2015 dans les Landes a expliqué, au cours de sa garde à vue, avoir agi en représailles à l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qu'il attribue a des membres de la communauté musulmane. 

De quoi pousser certains à mettre en cause le parti dirigé par Marine Le Pen dans la construction idéologique du suspect. Des critiques rejetées en bloc par Louis Aliot, membre du bureau exécutif du Rassemblement National et candidat à la mairie de Perpignan. Selon lui, Claude Sinké "n'a pas trouvé ses motivations dans le parti". 

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S'il reconnait avoir "dû le croiser" sur le terrain, le député des Pyrénées-Orientales n'en a "aucun souvenir précisément". Et de poursuivre : "Jusqu’à l’acte commis avant hier, je n’avais pas connaissance de l’individu, ni même de ce qu’il pouvait penser. Très honnêtement, c’était un insignifiant au sein du RN. Ce n’était pas un cadre, un responsable." 

"C'est arrivé à d'autres, aux Verts"

Le RN a-t-il pour autant fait il y a quatre ans, au moment de le sélectionner comme candidat aux départementales ? Pas pour Louis Aliot, selon qui il est impossible de "savoir ce qu’il y a dans la tête des personnes quand ils sont candidats". "Au moment où il a été candidat, il n’a pas fait mention de ses propos. Après oui, et il a été écarté par le responsable local", a-t-il poursuivi. 

"Ce n’est pas l’apanage du RN. C’est arrivé à d’autres, aux Verts, avec le tueur du Conseil municipal de Nanterre : il était militant des Verts. Je ne pense pas qu’ils avaient imaginé qu’un de leur militant pouvait faire une tuerie comme ça (...) C’est trop facile, ça fait cinq ans qu’il n’est plus chez nous. Vous ne pouvez pas dire et continuer à dire que c'est parce qu'il défendait ces idées-là." 

"C’est gravissime, sinon, il n’y a plus de débat ni sur l’immigration, ni sur l’islam radical, ni même sur les signes ostentatoires dans l’espace public", a encore estimé Louis Aliot.

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