Attaque près des ex-locaux de "Charlie Hebdo" : la condamnation unanime de la classe politique

Attaque près des ex-locaux de "Charlie Hebdo" : la condamnation unanime de la classe politique
Politique

UNION - La classe politique a unanimement condamné l'attaque à l'arme blanche survenue ce vendredi 25 septembre près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris. A droite, certains demandent au gouvernement de renforcer la lutte contre l'islamisme radical.

Peu de temps après l'attaque à l'arme blanche survenue près des anciens locaux de Charlie Hebdo, toute la classe politique a réagi. Se rendant sur les lieux en compagnie du ministre de l'Intérieur, le Premier ministre a affirmé sa "volonté résolue, par tous les moyens, de lutter contre le terrorisme". "C'est l'occasion pour le gouvernement de la République de rappeler son attachement indéfectible à la liberté de la presse, sa volonté résolue par tous les moyens de lutter contre le terrorisme", a-t-il ajouté.

La maire de Paris Anne Hidalgo, qui accompagnait Jean Castex, a condamné "avec la plus grande fermeté l'ignoble attaque terroriste survenue devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Je tiens à apporter tout mon soutien aux victimes, à leurs familles et collègues", a-t-elle écrit sur Twitter. "À travers ce lieu hautement symbolique, c’est une fois encore la liberté d’expression qui est visée. Nous devons rester vigilants et mobilisés pour défendre ce pilier de notre République et protéger nos citoyens", a-t-elle ajouté. 

Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, s'est dite "extrêmement choquée par l’attaque meurtrière à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo, dans un arrondissement de Paris qui a déjà payé un lourd tribut à la violence terroriste." La maire du 7e arrondissement de Paris Rachida Dati a dénoncé sur Twitter une "terrible attaque dans un arrondissement de Paris déjà meurtri à plusieurs reprises. J'adresse tout mon soutien aux victimes, à leurs familles, et aux forces de l'ordre mobilisées sur le terrain. La sécurité est la 1ère des priorités, cette nouvelle tragédie nous le rappelle."

"Soyons unis face à la barbarie"

Toujours à droite, le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a eu une "pensée pour les victimes, leurs proches, les riverains et nos forces de l’ordre et de secours mobilisées", et le maire de Nice Christian Estrosi a adressé son "soutien aux blessés de cette attaque ignoble". 

Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a lui tweeté : "L’horreur a de nouveau frappé à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo. Mes pensées vont aux victimes et leurs familles. Soutien aux secours et à nos forces de l’ordre mobilisées pour sécuriser le quartier et interpeller les coupables de cet acte infâme." Ségolène Royal a fait part de son "effroi" et de sa "colère face à la violence meurtrière qui a frappé à proximité de Charlie Hebdo".

L'ancien président de la République, François Hollande, à la tête de l'Etat lors des attentats de janvier 2015, estime qu'"une fois encore c'est la République qui est frappée. Mais comme hier elle saura montrer la force de ses valeurs et la fermeté de sa réponse". "Mon émotion suite à l’attaque à l’arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Sentiment de revivre un cauchemar. Mon soutien et ma solidarité avec les blessés et leurs proches. Dans l’attente des éléments de l’enquête plus que jamais", a tweeté son ancien Premier ministre Manuel Valls.

Le secrétaire national d'EELV Julien Bayou et le député européen écologiste Yannick Jadot ont dénoncé "l'horreur" de cette attaque qui "frappe à nouveau en plein Paris, non loin des anciens locaux de Charlie Hebdo". A La France insoumise, Adrien Quatennens a écrit sur Twitter : "Que nos pensées affectueuses arrivent jusqu’aux victimes actuellement prises en charge par les secours, dont deux membres de l’équipe PLTVfilms, voisins des anciens locaux de Charlie Hebdo. Soutien à celles et ceux pour qui cette attaque ravive les plus horribles souvenirs." "Totale empathie et solidarité", a tweeté Jean-Luc Mélenchon.

"Toutes mes pensées et ma solidarité pour les victimes de l'attaque à l'arme blanche de ce matin à Paris ainsi qu'à leurs familles. Soutien et confiance pour les forces de l'ordre qui sont intervenues et qui poursuivent les opérations. Je sais leur engagement total", a indiqué le nouveau président du groupe La République en marche à l'Assemblée et ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

La droite demande de renforcer la lutte contre l'islamisme radical

Quelques-uns ont déjà profité de cette attaque pour demander au gouvernement de renforcer la lutte contre l'islamisme radical, à une semaine d'un discours très attendu d'Emmanuel Macron sur ce dossier. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a elle tweeté : "Combien de victimes aurait-on évitées en contrôlant strictement notre politique d'immigration, en expulsant systématiquement les clandestins, en faisant la chasse à l'islamisme ? La lâcheté politique n’est plus possible !"

"En finir un jour avec l'islamisme politique, s'opposer collectivement à cette haine assassine, défendre inlassablement la liberté de la presse. Une fois encore, soyons tous aux côtés des forces de sécurité et unis face à la barbarie", a tweeté le président LR du Sénat Gérard Larcher. "Chaque jour nous voyons bien que nous sommes en guerre contre le totalitarisme islamiste. Cessons de le nier, de le banaliser et donnons-nous les moyens de gagner cette guerre qui n'est pas seulement idéologique", a déclaré la député LR Valérie Boyer.

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Attaque à l'arme blanche près de l'ex-siège de Charlie Hebdo à Paris

"Combien de coups de couteaux d'islamistes faudra-t-il, combien de vies brisées, combien d'agressions de jeunes femmes pour que le gouvernement passe du commentaire à l'action ?", a demandé le chef de sénateurs LR Bruno Retailleau, réclamant la fermeture "immédiate" des mosquées radicales, la condamnation des "rappeurs aux propos haineux", et l'expulsion des "imams étrangers qui prêchent la haine" ainsi que celle des migrants et réfugiés "qui ne respectent pas nos lois".

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