"Attaque" de la Pitié-Salpêtrière : deux députés déboutés de leur plainte pour "fake news" contre Christophe Castaner

Politique

FAKE NEWS (OU PAS) - Deux élus communistes, Marie-Pierre Vieu et Pierre Ouzoulias, avaient demandé le retrait du tweet de Christophe Castaner qui évoquait une "attaque" de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et des personnels soignants "agressés" le 1er mai dernier.

Pour ces deux députés, l'objectif était "de démontrer par l'absurde que la loi ne sert à rien". Cette loi, c'est celle dite "de lutte contre la manipulation de l’information" ou loi "fake news". Marie-Pierre Vieu et Pierre Ouzoulias, parlementaires communistes, avaient assigné en référé la société Twitter "en vue d'obtenir le retrait du tweet mensonger" de Christophe Castaner, publié sur le réseau social le 1er mai dernier, indique Mediapart. Ils ont été déboutés. 

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Dans ce tweet publié le 1er mai dernier après les heurts survenus non loin de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, Christophe Castaner évoquait un hôpital "attaqué" et "l'agression de son personnel soignant". Le ministre de l'Intérieur avait reconnu, après coup et face à la pression médiatique, qu'il "n'aurait pas dû employer le terme d'attaque". 

Quelques jours plus tard, le 10 mai précisément, Marie-Pierre Vieu et Pierre Ouzoulias assignaient en référé Twitter pour obtenir le retrait du message du ministre, jugé mensonger. Pour eux, il contrevenait à la loi contre les "fake news" adoptée fin 2018.

L'audience en référé s'est tenue ce jeudi 16 mai. Pour justifier sa décision, le juge a estimé, selon Mediapart, que le message écrit sur le compte du ministre de l'Intérieur "apparaît exagéré" mais que cette exagération "porte sur des faits qui eux, sont réels", des manifestants étant bien entrés dans l'enceinte de l'hôpital. 

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La justice a estimé que ce message n'avait pas "occulté le débat" sur la véracité de ces faits car les médias "de presse écrite ou Internet" avaient publié de nombreux articles indiquant "que les faits ne se sont pas déroulés de la manière dont l'exposait M. Christophe Castaner". Ces articles avaient ainsi permis "à chaque électeur de se faire une opinion éclairée, sans risque manifeste de manipulation". 

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