"Une blague de mauvais goût" : après l'attaque sexiste de Stéphane Ravier (RN), Marine Le Pen minimise

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MISOGYNIE - Interrogée sur les propos sexistes du sénateur RN Stéphane Ravier à l'encontre d'une élue EELV de Marseille, la présidente du Rassemblement national a déclaré qu'elle ne voulait pas d'une "police de la blague de mauvais goût". Alors que la victime a porté plainte, elle a jugé "que les policiers ont déjà assez de boulot objectivement aujourd'hui".

Une semaine après,  Lydia Frentzel attend toujours des excuses. "Je le vis mal", avoue-t-elle au micro de "Quotidien". "Moi qui défend la condition des femmes, je suis choquée par ses propos", ajoute-t-elle auprès de nos confrères de La Provence. Le 4 février dernier, en plein conseil municipal, Stéphane Ravier lui a proposé de la rencontrer "au même hôtel, le même jour, à la même heure", suscitant les rires de son groupe et les cris scandalisés d'autres élus. Le maire LR de la commune en a rajouté une couche en indiquant : "En tout cas, ce n'est pas dans mon bureau, hein". 


Si la séquence a choqué, le sénateur RN n'y voit qu'"un trait d’humour qui a fait beaucoup rire". Il estime qu'il n'a "insulté personne" et accuse "la gauche" de monter en épingle l'échange pour l'attaquer. 

Interrogée sur cette affaire ce lundi, Marine Le Pen reprend le même argumentaire. "C'était une blague. On peut trouver que c'était une blague de mauvais goût mais on ne va peut-être pas faire une police de la blague de mauvais goût, parce que je trouve que les policiers ont déjà assez de boulot objectivement aujourd'hui", a-t-elle déclaré sur France Inter.  "Je crois d'ailleurs que cette élue verte lui a répondu pour le moins de manière très injurieuse. Donc elle est assez grande pour se défendre toute seule", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.


Les insultes avaient en effet fusé de toutes parts dans l'hémicycle marseillais. Mme Frentzel traitant M. Ravier de "goujat" et de "merde", tandis que le maire qualifiait l'ex-député socialiste Patrick Mennucci de "grossier personnage".

"Je me suis sentie attaquée donc je me suis défendue, c’est normal", estime simplement l'élue écologiste.Elle a annoncé avoir porté plainte pour "injure publique sexiste".

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