Attentat de Trèbes : la France Insoumise va porter plainte après les propos d'un ex-candidat sur Twitter

POLITIQUE - Le parti a annoncé dimanche soir son intention de porter plainte contre Stéphane Poussier. Cet ancien candidat aux élections législatives, placé en garde à vue dans la matinée, avait publié samedi deux tweets faisant l'apologie du terrorisme et se félicitant du décès à Trèbes du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.

La France Insoumise prend ses distances avec Stéphane Poussier. Le parti a annoncé ce dimanche qu'il allait porter plainte contre cet ancien candidat aux législatives dans le Calvados. En cause ? Deux tweets faisant l'apologie du terrorisme et se félicitant du décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, décédé samedi après avoir subi de graves blessures lors de l'attentat de Trèbes.


"Lundi, la France Insoumise veut porter plainte pour apologie du terrorisme contre Stéphane Poussier", a publié Jean-Luc Mélenchon, en début de soirée. Déjà, la veille, le parti avait vilipendé son ancien candidat : "Les propos honteux et abjects de Stéphane Poussier n'ont rien à voir avec la France insoumise. Nous les condamnons fermement. Nous avons immédiatement retiré cette personne de la plate-forme de la France insoumise."

"Nous n'allons pas laisser passer cela comme ça"

"Nous sommes écœurés par ce genre de réaction", a estimé sur LCI Eric Coquerel. Et le député de la Seine-Saint-Denis d'ajouter : "Nous n'avons pas envie qu'il puisse accoler son nom à la France Insoumise. Il a été exclu, et nous trouvons que ce n'est pas suffisant. (…) Nous n'allons pas laisser passer cela comme ça."


Plus tôt dans la journée, Stéphane Poussier avait été placé en garde à vue pour apologie d'actes terroristes La peine maximale encourue pour ce type de délit est de 7 ans de prison et de 100.000 euros d'amende. Candidat malheureux de La France insoumise dans la 4ème circonscription du Calvados, il avait déclaré sur Twitter "A chaque fois qu'un gendarme se fait buter (...) je pense à mon ami Rémi Fraisse", le jeune militant écologiste tué en 2014 à Sivens par une grenade tirée par un gendarme. "Là c'est un colonel, quel pied! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins", avait-il ajouté. Ses remarques ont provoqué de vives réactions dans la twittosphère et son compte a été désactivé.

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