Attentats : Cazeneuve n'exclut pas une prolongation de l'état d'urgence

Attentats : Cazeneuve n'exclut pas une prolongation de l'état d'urgence

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TERRORISME - Le ministre de l'Intérieur a rappelé jeudi que "l'état d'urgence, ce n'est pas l'abandon de l'Etat de droit parce que l'Etat de droit le prévoit". Une disposition qui, selon Bernard Cazeneuve, pourrait ainsi être reconduite dans trois mois.

L’état d’urgence pourrait jouer les prolongations. Bernard Cazeneuve n'a pas exclu jeudi soir une prolongation au-delà de trois mois si les menaces terroristes le nécessitent. Invité de l’émission sur France 2, le ministre en a profité pour réagir aux critiques sur l’application de cette mesure, notamment concernant certaines perquisition jugées excessives.

"Nous apprécierons la situation au bout des trois mois, a expliqué le ministre, invité par Des paroles et des actes. Si dans trois mois l'évaluation de la menace, à partir des informations dont nous disposons, est [au même] niveau, nous reconsulterons le Parlement (...) et nous prendrons toute disposition de nature à protéger les Français." En clair : une prolongation de l’état d’urgence. "Rien ne l'empêche sur le plan juridique", a rappelé Bernard Cazeneuve.

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"Une perquisition ne se fait pas n'importe comment"

Pour rappel, l’état d’urgence a été déclaré dans tout le pays le 14 novembre. Depuis, un certain nombre de dérapages ont été constaté : un Turc a ainsi été relâché d'un centre de rétention près de Toulouse, où il avait été placé après un contrôle d'identité jugé irrégulier car effectué au seul motif de l'état d'urgence. Plusieurs assignations à domicile ont également fait l’objet d’un recours. Dans le Val d’Oise, un restaurant a également fait l’objet d’une perquisition jugée musclée, durant laquelle aucune interpellation ni saisie n’a eu lieue. Des critiques auxquelles Bernard Cazeneuve a apporté une réponse : "Je donne en permanence des instructions extrêmement strictes aux préfets et aux forces qui sont sous ma responsabilité parce qu'une perquisition ne se fait pas n'importe comment. Quand cela se fait n'importe comment c'est répréhensible".

"L'état d'urgence ce n'est pas l'état de l'arbitraire. Je ne veux pas le moindre manquement, la moindre image qui puisse donner le sentiment que ce que nous faisons n'est pas fait scrupuleusement, je ne le tolérerai pas, je ne l'accepterai pas", a insisté le ministre de l'Intérieur.

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