Attentats : pour Marine Le Pen, le gouvernement aurait dû démissionner

Attentats : pour Marine Le Pen, le gouvernement aurait dû démissionner

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FRONT NATIONAL - La présidente du FN a vivement critiqué l'attitude de l'exécutif mardi soir.

Qu'il est loin, le temps de l'union nationale. Après les reproches feutrés dans les couloirs du Congrès lundi, après les huées à l'Assemblée nationale mardi après-midi, c'est désormais Marine Le Pen qui monte au front contre la majorité. Interrogée pendant le journal télévisé de France 2, la présidente du Front national a estimé que le gouvernement aurait dû démissionner, s'il avait eu "le sens de l'honneur", après les attentats de vendredi soir.

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"Quand M. Cazeneuve dit que prôner le djihad n'est pas un délit, quand Mme Taubira dit qu'il faut comprendre ces jeunes qui partent en Syrie, quand M. Valls a passé des mois, dépensé tout son temps et son énergie à lutter contre le FN, alors que l'immense, le gigantesque danger, il le connaissait... s'ils avaient le sens de l'honneur, ils auraient eux-mêmes je crois remis au peuple français leurs fonctions", a insisté la dirigeante d'extrême droite, avant de s'en prendre également à l'opposition. "Le problème de ce gouvernement, et de ces gouvernements car pour Nicolas Sarkozy il en était de même, c'est que quand ils prennent la bonne route, ils s'arrêtent au milieu du chemin, et quand ils choisissent la mauvaise route, ils vont jusqu'au bout", a-t-elle martelé.

Premiers coups de boutoir des Républicains

L'appel de François Hollande, lundi, à faire l'union sacrée en réponse aux attentats avait subi ses premiers coups de boutoir un peu plus tôt, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Lors d' une session houleuse de questions au gouvernement , Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire, avait ainsi accusé Manuel Valls de laisser "des terroristes en puissance (…) dans la nature", avant d'être recadré par le Premier ministre, qui a accusé le gouvernement de Nicolas Sarkozy d’avoir dissous les Renseignements généraux et d'avoir supprimé 13.000 postes dans les rangs des forces de l'ordre.

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