Attentats : pour Nicolas Sarkozy, "l'immigration complique les choses"

Politique

CHARLIE HEBDO – Après l'attaque du siège de Charlie Hebdo et la prise d'otages meurtrière Porte de Vincennes, le président de l'UMP a développé ce lundi sur RTL les mesures de sécurité qu'il juge nécessaire de renforcer, mais aussi d'autres aspects des événements.

Invité de RTL, Nicolas Sarkozy est revenu ce lundi matin sur les tragiques événements des derniers jours et la mobilisation de dimanche. Voici les éléments à retenir de son intervention.

Mobilisation
Nicolas Sarkozy a salué une "belle leçon de vie" à propos de la marche républicaine du dimanche 11 janvier.

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Immigration
Nicolas Sarkozy a eu une sortie ambiguë qui ne manquera d'alimenter la polémique. En effet, s'il a jugé que "l'immigration [n'était] pas liée au terrorisme", il juge également qu'elle "complique les choses" : "L'immigration, qu'on a tant de mal à juguler, crée la difficulté de l'intégration, qui crée le communautarisme. Et à l'intérieur du communautarisme peuvent se glisser les individus" comme les terroristes auteurs des récents attentats. Le président de l'UMP a ajouté souhaiter que la question fasse "l'objet de débats extrêmement approfondis".

Sécurité
Pour Nicolas Sarkozy, "il faut réfléchir à la question essentielle: est-ce que nous pouvons améliorer les mesures de sécurité pour renforcer la sécurité des Français? La réponse est oui". Comment ? "Un travail doit être engagé très rapidement de renforcement de nos liens avec les services étrangers", estime-t-il, citant la Tunisie, le Maroc et la Turquie. Le président de l'UMP s'est par ailleurs dit "favorable à l'armement des policiers municipaux".
Certains imams présentent-ils des dangers ? "Le CFCM (Conseil français du culte musulman) pourrait prendre la responsabilité d'habiliter ou refuser l'habilitation à des imams" estime en tout cas Nicolas Sarkozy. Et "un imam qui tient des propos contraires à la République doit pouvoir être expulsé".

Le cas du Qatar
Alors que le Qatar, où il donne des conférences , est soupçonné de financer le terrorisme islamique, Nicolas Sarkozy a pris sa défense. "C'est un pays ami", a-t-il affirmé, avant d'ajouter "je n'ai pas de preuves qu'il finance le terrorisme".

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