Au fond dans les sondages, Fillon tente de prendre de la hauteur

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CHEFS - La bataille fait rage pour la primaire de la droite. François Fillon, quatrième des sondages, tente de prendre de la hauteur par rapport à ses concurrents. Un pari pas gagné d'avance.

Toute la difficulté de cette primaire de la droite et du centre, pour François Fillon, c'est d'exister face aux favoris. Il y a bien sûr le duel Juppé/Sarkozy, mais le troisième homme, c'est Bruno Le Maire. Alors, l'ancien Premier ministre cherche à se démarquer.

Invité du 20h de TF1, ce dimanche 28 août, François Fillon l'affirme : "Pour les Français, le duel entre Sarkozy et Juppé, ce n'est pas leur obsession. Leur obsession, c'est leur fin de mois, la sécurité, le danger de cette forme de guerre mondiale." Et il croit avoir trouvé la parade face à ce duel au sommet : prendre de la hauteur.

Anti-sarkozysme

Pour François Fillon, la politique, c'est d'abord une affaire de stature. Une bonne dose d'"autorité sereine", du "calme, pas d'agitation comme on voit après chaque attentat", voilà l'attitude d'un chef d'Etat. Et pour lui, ni Hollande, ni Sarkozy n'ont pas les épaules.

De même, l'ex-Premier ministre se pose en défenseur de l'Etat de droit, opposé aux propositions sarkozystes de "résidence surveillée pour tous les suspects". Fillon préfère que l'on "condamne jusqu'à 30 ans de prison toute personne qui a des relations avec l'ennemi", en l'occurrence Daech. D'ailleurs, revenant sur le burkini, il l'affirme : il faut lutter contre toutes les "provocations" des "totalitaires islamiques", que ce soit Daech, les frères musulmans ou les salafistes.

Fillon, gaulliste ?

Puis, François Fillon est interrogé sur sa phrase, lâchée plus tôt dans la journée en meeting : "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?" Visait-il Nicolas Sarkozy ? "Je n'ai attaqué personne et tout le monde à la fois". Quoi qu'il en soit, Fillon entend remettre de l'ordre et de l'exemplarité dans la classe politique, pour en finir avec le "tous pourris" et avec les présidents "usurpateurs du rôle du gouvernement". Lui entend revenir à la Constitution.

Mais à se planter en gaulliste devant l'Eternel, François Fillon n'en fait-il pas un peu trop ? Ses cinq ans à Matignon ne laissent pas un souvenir de gaullisme pur et dur. Il est très libéral, notamment sur les questions économiques. Et surtout, il se fait assez discret dans sa critique d'Alain Juppé, lui aussi gaulliste, s'il en est. Peut-être envisage-t-il déjà une prise de position pour le deuxième tour de la primaire ? D'ailleurs, à la question "si vous la perdez, vous quittez la politique ?", sa réponse est plutôt laconique : "Je n'envisage pas de perdre".

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Fillon sur son attaque contre Sarkozy : "Je n'ai attaqué personne et tout le monde en même temps"

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