"Au revoir", "le monopole du cœur"... les petites phrases célèbres de Valéry Giscard d'Estaing

Marqué par sa rencontre avec Kennedy en 1962, Giscard s'inspire du Président américain pour insuffler l'image d'un homme moderne. En 1974, Il devient le plus jeune président de la République et l'homme d'État marque alors son septennat avec une communication bien maitrisée

PETITES PHRASES - L'ancien chef de l'État décédé mercredi soir était aussi connu en tant qu'homme de lettres et amateur de joutes verbales au cours de sa carrière politique.

Considéré par beaucoup comme un homme d'action, Valéry Giscard d'Estaing était aussi connu pour ses paroles marquantes. L'ancien chef de l'État décédé mercredi soir à l'âge de 94 ans avait le goût des mots pour défendre ses idées politiques mais aussi partager son état d'esprit. 

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Valéry Giscard d'Estaing est décédé à l'âge de 94 ans

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort

"Oui, mais"

Tout commence en 1967, Valéry Giscard d'Estaing prend alors ses distances avec la ligne politique de la majorité gaulliste, se présentant comme le défenseur du "oui, mais" et par conséquent des concessions. Une prise de position qui agace alors le général de Gaulle qui s'empresse de lui répondre qu'"on ne gouverne pas avec des mais".

"Regarder la France du fond des yeux"

Vient ensuite 1974, le ministre de l'Economie et des Finances se lance alors dans la course à la présidentielle pour vouloir "regarder la France au fond des yeux" mais aussi "atteindre son cœur". Au second tour, il fait alors face à un certain François Mitterrand qu'il attaque lors du débat télévisé : "vous n'avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur, vous ne l'avez pas".

"Homme du passé" et "homme du passif"

Une campagne réussie pour Valéry Giscard d'Estaing qui accède à la présidence de la République pour une durée de sept ans. Mais le chef de l'État se voit une nouvelle fois confronté à son adversaire socialiste lors de la présidentielle de 1981. Un second duel et une nouvelle joute verbale entre les deux hommes au cours duquel le président sortant qualifie François Mitterrand d'"homme du passé". À quoi le candidat socialiste réplique : "Et vous, l'homme du passif".

"Au revoir"

L'issue électorale n'est cette fois-ci pas favorable à Valéry Giscard d'Estaing qui concède sa défaite et quitte le pouvoir non sans délivrer un dernier discours aux Français. Un "message de départ", adressé depuis la télévision et que le président conclut sur un  simple "au revoir", avant de se lever et de quitter le studio en direct devant la caméra qui filme son fauteuil vide sous les airs de la Marseillaise.

"L'immortalité est devenue une valeur refuge"

Sa carrière politique se poursuit malgré tout pendant plusieurs décennies avant que l'ex-président ne prenne une autre direction, cette-fois ci plus littéraire, puisqu'il est élu en 2003 à l'Académie Française à 78 ans. 

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"A mon âge, l'immortalité est devenue une valeur refuge", déclare alors à l'époque l'ancien chef de l'État. Sa condition humaine l'a toutefois emportée, lui et sa longue vie marquée de combats politiques et d'une passion pour les lettres.

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