AUDIO - Gilets jaunes : "Lorsqu'on va le samedi dans des manifestations violentes, on est complice du pire", dénonce Macron

Politique
GILETS JAUNES - Le président de la République recevait ce mardi 26 février les maires des principales communes de la région Grand Est à l'Elysée. Devant ce parterre d'élus, il a appelé le mouvement des Gilets jaunes à la "clarté" en estimant qu'aller dans des manifestations violentes signifiait être "complice du pire".

C'est une phrase qui risque d'en agacer plus d'un, notamment chez les Gilets jaunes. "Il faut maintenant dire que lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire", a déclaré ce mardi Emmanuel Macron en appelant à la "clarté" sur les manifestations qui dégénèrent dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes".

   

"C'est un miracle qu'après autant de samedis avec cette violence, il n'y ait eu aucun mort à déplorer de la part des forces de l'ordre", a souligné le président dans le cadre d'un débat avec 170 élus du Grand Est à l'Elysée.  Il répondait au président de la région, Jean Rottner (LR), qui a appelé l'Etat à faire "preuve d'autorité" après 15 samedis de manifestations des "gilets jaunes".

"Nous ne pouvons, de manière raisonnable, pas interdire les manifestations", nuance Emmanuel Macron, en invoquant la Constitution. "Par contre, il faut un message clair de tout le monde" pour dénoncer la violence. "A côté de ça, la vitalité, la force, le caractère incontestable de la demande légitime de millions de Français qui ont pu participer ou être sympathisants de ce mouvement est pleinement reconnu."


"On ne doit pas tout confondre, il faut être clair", a-t-il ajouté, estimant que "jamais l’état ne s’est autant mobilisé". "La place doit être au débat et elle sera ensuite aux urnes mais on ne peut pas être dans une démocratie de l’émeute".

Sur les réseaux sociaux, ses opposants n'ont pas manqué de faire part de leur exaspération, face à ce qu'il considère être "une pique". "Il adore jeter de l'huile sur le feu notre cher Macron", regrette un jeune militant socialiste. 


"Heureusement qu'il devait arrêter avec les petites phrases", le rejoint Thomas Portes, syndicaliste CGT. "Minable".


Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, on tient à remettre cette sortie dans son contexte : "Ça n’est pas une 'petite phrase', cette phrase s’inscrit dans un débat de plus de six heures en réponse au président de la région (...) le Président évoque ceux qui ne sont pas constructifs, qui n’apportent rien et qui ne revendiquent rien".

Les "gilets jaunes" ont mobilisé samedi davantage que la semaine précédente, avec plus de 46.000 manifestants en France dont 5.800 à Paris pour leur acte 15, d'après des chiffres du ministère de l'Intérieur.

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