Audition de Benalla : "Tout ça pour ça", après le Sénat, la réaction de son avocat

Politique
INTERVIEW - Chargé de défendre les intérêts de l'ancien collaborateur de l'Elysée accusé d'avoir molesté des manifestants, Me Laurent-Franck Liénart a livré ses impressions ce mercredi sur LCI, après l'audition de son client devant la commission d'enquête su Sénat. Ce dernier a notamment estimé qu'"on a vu aujourd'hui son vrai costume."

"Alexandre Benalla n'est rien." C'est selon son avocat, Me Laurent-Franck Liénart, ce qu'il faut retenir de son audition devant la commission des Lois du Sénat, constituée en commission d'enquête, ce mercredi matin. "On lui a donné un rôle depuis le mois de juillet et son placement en garde à vue. On lui a mis un costume qui n'est pas le sien", a estimé sur LCI le conseil de l'ancien collaborateur de l'Elysée accusé d'avoir molesté des manifestants le 1er mai 2018, des faits qui lui valent aujourd'hui d'être mis en examen, notamment pour violences en réunion. "Aujourd'hui on a vu le vrai costume d'Alexandre Benalla (...) C'est un collaborateur de confiance, ce n'est absolument pas un agent secret ou Rambo," a-t-il poursuivi, avant de lancer un "Tout ça pour ça."


Revenant sur le rôle d'Alexandre Benalla auprès d'Emmanuel Macron et sur les raisons qui auraient conduit ce dernier à faire de Benalla un de ces "hommes de confiance", il a expliqué que durant la campagne d'Emmanuel Macron, Benalla était "le type d'en bas, qui est très jeune mais qui est tout le temps pertinent. Il est extrêmement courageux et c'est quelqu'un sur qui on peut compter". 


Alors que les réponses de l'ancien chargé de mission de l'Elysée visant à justifier son port d'arme par des menaces le visant personnellement n'ont pas convaincu les sénateurs, son avocat a livré quelques précisions. Alexandre Benalla "a estimé qu'il était sous la menace et a reçu à titre personnel beaucoup de menaces," a-t-il indiqué, précisant que ces ces dernières ont eu lieu aussi bien "avant l'affaire et après l'affaire," mais refusant d'en dire plus.

"Il a servi de pion"

Enfin, s'agissant des récentes prises de parole de ministres sur l'affaire, dont Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, qui contrediraient le fait qu'"Alexandre Benalla n'est rien" comme le sous-entend le juriste, ce dernier estime que son client "a servi de pion." Et de s'expliquer : "Ça a été la manière d’atteindre le Président de la République et il y a une organisation politique qui s'est créée autour de sa personne qui le dépasse très largement."

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