Accusé d’agressions sexuelles par deux femmes, le président des Jeunes Républicains se dit innocent

Accusé d’agressions sexuelles par deux femmes, le président des Jeunes Républicains se dit innocent
Politique

ACCUSATIONS – Le président des Jeunes Républicains, Aurane Rihanian, est mis en cause dans une enquête de "Libération" par deux femmes, qui l'accusent de les avoir sexuellement agressées en 2017 et 2018. Il nie les faits et dénonce des reproches "faux et calomnieux".

Le président des Jeunes Républicains, Aurane Reihanian, 27 ans, est accusé par deux femmes d’agressions sexuelles. Les faits remonteraient à 2017 et 2018. Dans une enquête publiée par Libération, la première femme, 21 ans au moment des faits, reproche à Aurane Reihanian de l’avoir "collée contre un mur", "embrassée de force" et  de lui avoir "mis la main aux fesses", à l’issue d’une soirée alcoolisée organisée lors des ferias des vendanges, dans le Gard, en septembre 2017.

"Toi, je vais te violer", aurait prononcé celui qui était alors président des "Jeunes avec Wauquiez", pendant la campagne pour la présidence des Républicains, à la jeune femme. Elle n’a pourtant pas porté plainte. "Cela ne sert à rien s’il n’y a pas de preuve", justifie-t-elle dans les colonnes de Libération.

Une autre femme, 20 ans au moment des faits, dit avoir été agressée sexuellement par Aurane Reihanian en 2018. À la fin d’une soirée, "quand j’ai dit que je rentrais chez moi, il a proposé de me raccompagner", témoigne-t-elle au Progrès. "J’ai accepté tout en lui disant que cela n’irait pas plus loin. Je lui ai redit à plusieurs reprises que je ne voulais pas aller plus loin. J’ai pu m’échapper en le poussant fort avec mes jambes et j’ai couru dans la rue." Elle a depuis porté plainte, et l’enquête préliminaire est toujours en cours, rapporte Libération.

"Je sais que je n'ai rien fait"

Aurane Reihanian dément formellement toutes ces accusations. "Je conteste vivement les accusations formulées à mon encontre : je suis innocent et ne suis en aucun cas l’auteur d’une quelconque infraction", s’est défendu le président des Jeunes Républicains, dans un communiqué publié mardi. "La révélation de ces faits calomnieux, faux et fantasques, prétendument commis en septembre 2017, soit près de trois années après, ne laisse aucun doute quant au caractère purement opportuniste de ces accusations. (...) Que chacun mesure ce que représente d’être accusé à tort."

Concernant la plainte de 2018, Aurane Reihanian se dit "serein". "Je conteste vivement les accusations contenues au sein de cette plainte, et d’ailleurs, une enquête a été ouverte contre la plaignante du chef de dénonciation calomnieuse", a-t-il affirmé au Point.  "Je sais que je n’ai rien fait, et c’est pour cette raison que j’ai demandé à être entendu dans les meilleurs délais, afin que mon innocence soit reconnue au plus vite."

Aurane Reihanian, proche de Laurent Wauquiez, élu à la tête du mouvement de jeunesse du parti de droite dans la foulée du président de la région Auvergne Rhône-Alpes, avait déjà été au cœur de l’actualité en 2018, au moment de l’élection à la présidence des Jeunes Républicains, après des soupçons de triche.

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