Aux commandes de LREM, Christophe Castaner veut "remettre le mouvement en mouvement"

PRISE DE FONCTION - Quelques heures après son élection, l'ancien porte-parole du gouvernement a tenu son premier discours de chef du mouvement d'Emmanuel Macron. Il a affirmé vouloir relancer le mouvement du président quelque peu à l'arrêt depuis l'élection du président de la République.

Ce matin, Christophe Castaner, Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, a été élu sans surprise à la tête de la République en Marche, le mouvement politique du Président Emmanuel Macron, en tant que "délégué général" pour les trois prochaines années. Après son élection, le nouveau délégué général a prononcé son premier discours cet après-midi lors du congrès de LREM à Lyon.


Pour tenter de rompre avec les codes des partis traditionnels, le nouveau chef du parti présidentiel a assuré qu’il ne serait "pas le chef d’un mouvement" mais plus "un animateur et un facilitateur".

"Remettre le mouvement en mouvement"

Visiblement ému, Christophe Castaner n’a pas caché sa fierté d’être nommé à ce poste. "Ce n’est pas un rêve, ce n’est pas une ambition, c’est une chance, un honneur, c’est un devoir".

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"Je serai un animateur", affirme le délégué général de LREM, Christophe Castaner

Le délégué général a affirmé au cours de son discours vouloir "remettre le mouvement en mouvement". Il souhaite le développement d’un programme en trois axes. Tout d’abord, il veut que les marcheurs retrouvent de "l'utilité et de la responsabilité". Par la suite, il souhaite que LREM élabore  "le corpus idéologique" d'un parti toujours centré sur le programme présidentiel et "préparer les échéances politiques". 

Le manque de démocratie interne : "Un sujet pas tabou"

Jouant la modestie ("cette élection ne m’accorde aucun droit, aucun privilège, elle ne me donne que des devoirs. Et j’en serai digne"), Christophe Castaner a répondu aux nombreuses critiques sur le manque de démocratie au sein du mouvement d’Emmanuel Macron. Il  ne veut pas nier "les questions" formulées en interne "sur le fonctionnement" d'un parti en jachère. "Ces sujets ne sont pas tabou", a-t-il poursuivi, tout en lançant un avertissement: "nul besoin de mise en scène médiatique pour cela. A trop aimer les allumettes, on peut tous se brûler".


Seul candidat en lice, Christophe Castaner, disciple de la première heure du président de la République, a été élu à l'unanimité des présents moins deux abstentions.

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