Le patron du PS demande à Macron d’aider les foyers les plus démunis

Olivier Faure
Politique

"URGENCE SOCIALE" – A quelques heures de l'allocation du chef de l'Etat ce lundi soir, Olivier Faure demande à l’exécutif de venir en aide aux foyers les plus pauvres en cette période de confinement. Le Secours catholique alerte également sur la précarité des étudiants et des intérimaires.

Alors que le chef de l’État doit s’adresser aux Français ce lundi soir pour la quatrième fois depuis le début de la crise, le premier secrétaire du Parti socialiste a jugé opportun de l’alerter sur l’urgence sociale qui sévit, selon lui, dans le pays.  

"Une part de la population ne se nourrit plus à sa faim. Les étudiants qui bénéficiaient des repas au Crous ne peuvent plus s’y rendre ; de nombreux enfants, pour lesquels le seul vrai repas quotidien était celui de la cantine, n’y ont plus accès. Des livreurs payés à la course voient leur revenu s’effondrer et se privent de manger", écrit Olivier Faure dans une lettre à Emmanuel Macron, avant de formuler une demande claire au président : imposer "un état d’urgence sociale".  

Cet "état d'urgence sociale" aurait pour objectif, explique le patron du PS, de "mettre en place une aide exceptionnelle de 300 euros par foyer, et une majoration de 100 euros par enfant, pour tous les ménages bénéficiaires des minima sociaux, des aides au logement et de l’allocation de rentrée scolaire".  Olivier Faure suggère également l’ouverture des droits de l’assurance-chômage "dès deux mois d’affiliation", ainsi que la suppression de la réforme controversée de l’assurance chômage, déjà reportée au 1er septembre et qui procède à de nouveaux calculs, plus restrictifs, pour toucher l’allocation. 

Dans le même temps, le Secours catholique alerte aussi ce lundi sur la précarité renforcée par les mesures de confinement en vigueur depuis le 17 mars. Au micro de France info, Véronique Fayet, présidente de l’association, a pris pour exemple les étudiants "qui n’ont plus les petits boulots pour vivre" ou bien les salariés jonglant entre plusieurs contrats de travail. De nombreux Français se voient en effet privés d’une partie de leurs salaires habituels, tels que les étudiants et les intérimaires.  Et alors que la plupart des activités économiques tournent au ralenti, "tous ceux qui étaient un peu sur la corde raide passent malheureusement en dessous de la corde", déplore Véronique Fayet.  

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En région parisienne, le Secours Catholique a vu le nombre de demandeurs de repas augmenter depuis le début du confinement. En plus des bénéficiaires habituels, des personnes avec des "petits revenus, qui arrivaient à s’en sortir jusqu’à présent et qui, là, n’ont plus rien" sont venus grossir les rangs, explique à l’AFP Camille Hugues, déléguée en Seine-Saint-Denis. 

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