Pour ses adieux à la politique, Alain Juppé se dit "très impressionné par la capacité d'écoute" d'Emmanuel Macron

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SOUTIEN - Au dernier jour de sa vie politique, et avant de remettre vendredi après-midi sa démission du mandat de maire juste après sa rencontre avec Emmanuel Macron, Alain Juppé a fait passer un message politique. Le futur ancien maire de Bordeaux a dit tout le bien qu'il pensait du président de la République.

Leur matinée commune a commencé par un petit-déjeuner, à l'issue duquel Alain Juppé a donné un ultime coup de pouce à Emmanuel Macron. Avant de présenter sa démission formelle - ce qu'il a fait vendredi en début d'après-midi - l'ex-maire de Bordeaux, qui va faire son entrée au Conseil constitutionnel, a profité de l'une de ses dernières sorties pour délivrer un message aux accents politiques.

"Je suis très heureux d'accueillir le président de la République à Bordeaux dans un moment un peu particulier pour moi, puisque je vais remettre ma démission au préfet cet après-midi (vendredi)", a-t-il déclaré. "Ce sont mes dernières heures de maire de Bordeaux. Je ne prêterai serment comme membre du Conseil constitutionnel que le 11 mars. Donc je suis dans une période où j'ai encore ma liberté d'expression politique, ce qui me permet de dire (...) que je suis très impressionné par la capacité d'écoute du président. Il l'a encore prouvé hier soir à Pessac. C'était très impressionnant. Il connaît bien les dossiers."

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Alain Juppé a souhaité également "bonne chance au gouvernement" sur la question du Grand débat. "Toute la question est de savoir ce que seront les suites de ce Grand débat, quelles réponses on peut apporter à des revendications légitimes qui pour beaucoup, sont aussi contradictoires", a-t-il déclaré. En partance pour le Conseil constitutionnel, il a plaidé une nouvelle fois pour l'Europe : "Ce que je voudrais dire, c'est que je souhaite vraiment de tout cœur qu'à la fin du mois de mai, il y ait un vrai débat européen et un vrai choix proposé aux Français, entre ceux qui croient à l'Europe et ceux qui n'y croient pas vraiment ou pas du tout. C'est un vrai débat et j'espère qu'il ne sera pas éludé".

Quelques piques distillées

Celui qui a succédé à Jacques Chaban-Delmas en 1995 a ensuite de nouveau pris la parole face aux élus de Gironde réunis pour échanger avec Emmanuel Macron. Un discours au cours duquel il a souligné le "privilège" de terminer son mandat devant le chef de l'Etat, sans omettre de lancer quelques piques vis-à-vis de Paris, où "beaucoup trop de choses" sont gérées selon lui, et de la "contrainte budgétaire" dont souffrent les communes, rappelant au président "un certain nombre de difficultés" vécues par les collectivités.

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Grand débat : la dernière prise de parole d'Alain Juppé comme maire de Bordeaux

"Je voudrais évoquer très rapidement d'abord bien sûr la contrainte budgétaire", a-t-il dit, en indiquant que "la part des dotations reçues de  l'État dans le total des recettes de notre métropole est passé en moins de 10 ans de 34 à 17%". Et d'insister : "C'est un séisme budgétaire." Mais il faut que "la règle du jeu soit respectée par tout le monde", a-t-il ajouté en demandant "qu'on ne continue pas à nous transférer des responsabilités et des charges sans transférer les recettes qui vont avec" ce qui "n'est pas toujours le cas".

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