Les anciens Premiers ministres n’auront plus droit à un secrétaire particulier à vie

Politique

PRIVILÈGES - Un décret paru vendredi 20 septembre au Journal officiel limite à dix ans le droit accordé aux anciens Premiers ministres de disposer d’un secrétaire particulier. La mesure, effective dès maintenant, est rétroactive.

Plus de secrétaire à vie pour les ex-locataires de Matignon. C’est la mesure qui vient d’entrer en vigueur samedi 21 septembre, après la parution du décret "relatif à la situation des anciens Premiers ministres" la veille au Journal officiel, et qui limite l’octroi de ce privilège à dix ans, à compter de leur départ de Matignon, et jusqu'à 67 ans. Les Premiers ministres conservent toutefois la possibilité d’avoir un véhicule avec chauffeur, et ce "sans limitation de durée". 

Sur LCI en février dernier, en pleine crise des Gilets jaunes, Edouard Philippe avait annoncé son souhait de revoir à la baisse les privilèges accordés aux chefs de gouvernement. "Vous allez me dire que c’est trop, moi je vous dis que c’est mieux", avait alors déclaré le Premier ministre en référence à la durée fixée. Et la mesure est rétroactive : "Pour les anciens Premiers ministres dont les fonctions ont cessé avant la publication de ce décret, la durée de dix années sera décomptée à partir de cette publication et sans limite d’âge." Elle ne s’applique pas en revanche à Jacques Chirac, qui fut Premier ministre mais aussi président de la République dans un second temps. 

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Car les anciens Présidents ont également un panel d’avantages, souvent discuté et remis en cause. Le sujet a été notamment évoqué lors du Grand débat national en début d’année. Parmi ces privilèges, un salaire mensuel de 6000 euros, un appartement de fonction pris en charge par l’Etat, sept collaborateurs et deux agents de service les cinq premières années puis trois collaborateurs et un agent de service après cette durée. 

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Retraite des élus : trop de privilèges ?

S’agissant du siège à vie des anciens chefs d’Etat au Conseil constitutionnel, sa suppression est au menu de la réforme constitutionnelle. Celle-ci a été présentée fin août en Conseil des ministres mais n’a pas pour projet d’être votée dans l’immédiat, si l’on se fie aux aveux de la ministre de la Justice Nicole Belloubet. 

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