Après le départ de François de Rugy, les femmes sont pour la première fois majoritaires au gouvernement

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Affaire Rugy : le ministre de l'Écologie poussé à la démission

PARITÉ- 18 femmes et 17 hommes. Voici la nouvelle composition du gouvernement d'Edouard Philippe, après la démission de François de Rugy du ministère de la Transition écologique et son remplacement par Elisabeth Borne. C'est la première fois sous la Ve République que les femmes sont majoritaires au sein d'un gouvernement.

Si la démission de François de Rugy du ministère de la Transition écologique a provoqué des remous au sein de la classe politique, elle est aussi une petite révolution. Avec son départ, les femmes sont désormais majoritaires au sein du gouvernement ; une première dans l’histoire de la Ve République. Si les différents gouvernements d’Edouard Philippe ont toujours été paritaires, celui constitué après la démission de François de Rugy compte 18 femmes pour 17 hommes. 


Il reste toutefois une majorité d’hommes exerçant les fonctions de ministre : on en dénombre 10, pour 9 femmes. Parmi les secrétaires d’Etat en revanche,  les femmes sont plus nombreuses : elles sont 9 pour 6 hommes. 


Une (r)évolution, tout de même : si l’on remonte à 1959 et au premier gouvernement de la Ve République, une seule femme était alors en poste : Nafissa Sid Cara, secrétaire d’Etat aux questions sociales en Algérie. La première femme ayant été nommée ministre fut Simone Veil en 1974. Elle était alors chargée de la Santé, dans le gouvernement de Jacques Chirac. Edith Cresson est aujourd’hui la seule femme à avoir occupé le poste de Premier ministre sous la Ve République, de mai 1991 à avril 1992. 

Si le taux de féminisation des gouvernements a été en constante progression, François Hollande avait fait de la parité son cheval de bataille lors de son élection en 2012. Celui-ci a oscillé, au sein des gouvernements, entre 45 et 50 % jusqu’en 2017, une parité rendue difficile par les multiples départs qu’a connus son quinquennat. Ce taux varie entre 47 et 51% depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.


Aujourd’hui encore, certains ministères restent très majoritairement occupés par des hommes : c’est le cas, dans l’ordre, des Affaires étrangères (2% d’occupation depuis mai 2007, élection de Nicolas Sarkozy), de l’Intérieur (17%), des Armées (18%), ou de l’Education nationale (22%). 

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