Baisse d'impôts : après les bas salaires, les classes moyennes ?

Baisse d'impôts : après les bas salaires, les classes moyennes ?

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FISCALITE – Après deux ans de pression fiscale, le gouvernement a décidé de faire un premier geste en direction des salariés les plus modestes. Ces derniers bénéficieront d'une série de mesures dès les prochains mois avant, peut-être, des annonces en faveur des catégories moyennes.

Le gouvernement au chevet des bas salaires. Déterminé à alléger la pression fiscale, l'exécutif a décidé d'agir dès 2015 pour les salariés les plus modestes, conformément aux annonces faites dès le début d'année par François Hollande. Sur BFM TV et RMC mardi, le chef de l'Etat a rappelé les mesures à venir en faveur de leur pouvoir d'achat, au premier rang desquelles "une baisse de trois points de cotisation" dès le 1er janvier 2015, pour les salariés gagnant entre un et 1,3 fois le Smic. Selon le gouvernement, le gain en termes de pouvoir d'achat devrait s'élever aux alentours de 500 euros pour cette catégorie en fin d'année.

Un gain qui ne devrait néanmoins pas échapper à l'impôt sur le revenu et donc alourdir d'autant l'avis d'imposition des contribuables concernés en 2016. Que ces derniers se rassurent, le gouvernement a d'ores et déjà prévu d'intégrer à la loi de finances rectificative un coup de pouce à destination du bas du barème de l'impôt sur le revenu, comme l'a évoqué vendredi une source gouvernementale. L'ampleur et la nature de ce geste n'ont toutefois pas encore été précisées.

Vers un allégement en faveur des classes moyennes

Autant de dispositions qui devraient en partie compenser l’augmentation des prélèvements subie ces dernières années à travers notamment le gel du barème maintenu en 2012 et 2013. Une mesure très profitable pour les comptes publics mais qui a soumis pour la première fois environ un million de contribuables, qui en étaient jusque-là exonérés, à l'impôt sur le revenu. Alors qu'il envisageait, il y a encore quelques mois, de maintenir le niveau d'imposition au taux record actuel en 2015 et 2016, le gouvernement consent donc à revoir sa copie pour apaiser la grogne fiscale toujours très vive.

Cette première étape à destination des salariés les plus modestes devrait en annoncer une autre, en faveur cette fois des catégories moyennes. C'est en tout cas la volonté exprimée mardi par le chef de l'Etat, qui a affirmé vouloir se tourner vers "les catégories moyennes, ceux qui ne sont ni pauvres ni riches mais ont le sentiment de payer pour tous". «C'est cette catégorie-là (…) qui doit bénéficier [des réformes]", a-t-il poursuivi. Reste à savoir si l'exécutif aura les moyens de ses ambitions, alors que Bruxelles vient tout juste de doucher les prévisions économiques du gouvernement pour 2014 et 2015.

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