Barbara Pompili veut que la loi "Climat et résilience" soit un "texte d'équilibre"

Barbara Pompili veut que la loi "Climat et résilience" soit un "texte d'équilibre"

ENVIRONNEMENT - La ministre de la Transition écologique était l'invitée de Jean-Michel Aphatie, mardi 9 mars, au lendemain de l'arrivée du texte de loi "Climat et résilience" en commission à l'Assemblée.

Faire entrer l'écologie une bonne fois pour toutes dans la vie des Français. C'est l'objectif de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili à travers de son projet de loi "Climat et résilience". Il est examiné depuis ce lundi 8 mars, à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une commission spéciale qui a déjà apporté près de 5.000 amendements. "Je n'ai eu que des interventions pour améliorer le texte, tous les groupes politiques ont envie de l'améliorer", se réjouit-elle sur LCI ce mardi 9 mars. "C'était très constructif, très apaisé." Pendant deux semaines, les 70 députés qui composent cette commission vont poursuivre ces discussions autour des mesures en faveur de "l'écologie du quotidien", avant que ce texte n'arrive en séance à l'Assemblée.

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Des débats qui risquent néanmoins de s’enflammer au fil des jours autour de certaines dispositions-phares du texte. D’un côté ceux qui estiment que la période d’incertitude économique et sanitaire ne permet plus d’avoir des ambitions environnementales fortes. Ils "disent attention, il ne faut pas aller trop vite, vous risquez de bousculer nos habitudes", constate la ministre. Et de l’autre, ceux qui pensent que cette crise est propice à l’accélération de la transition écologique. "Ils nous disent qu'il faut aller plus loin, avoir plus d'ambition", souligne Barbara Pompili, dont le projet a été sévèrement noté par les membres de la Convention citoyenne.

 "Si on veut faire avancer l'écologie, il faut qu'on emmène tout le monde. Je veux sortir l'écologie des clivages", a défendu Barbara Pompili, qui revendique d'en faire "un texte d'équilibre". "Si des personnes se retrouvent contre le mur, sans solution, ça entraîne une détresse et un refus des réformes. Donc ce que je veux absolument, c'est un projet de loi très large pour toucher à tous les aspects du quotidien. On veut que l'écologie rentre dans le quotidien des Français." 

La crainte d'une nouvelle taxe carbone

À titre d'exemple, la ministre met l'accent sur la rénovation des logements et la nécessité d'aider les plus démunis à entreprendre cette démarche. "Nous voulons renforcer l'accompagnement à isoler son logement. Le bâtiment, c'est un quart de nos émissions de gaz à effet de serre, et beaucoup de gens vivent dans des passoires thermiques qui coûtent très cher, où il fait très chaud l'été, très froid l'hiver. Ces personnes-là doivent pouvoir rénover leurs logements, même si elles ont peu de moyens." 

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Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a effet rappelé ce lundi sur France Inter les raisons ayant entraîné le mouvement des Gilets Jaunes en octobre 2018. L'instauration de la mesure "taxe carbone" en faveur de l'écologie en 2014 - augmentant tous les ans pour inciter les particuliers à se tourner vers des véhicules électriques - n'est pas passée. Conséquence ? Le gouvernement avait fait marche-arrière en renonçant à augmenter le prix des carburants dès janvier 2019. 

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