Bayrou et Borloo, des opposants constructifs ?

Bayrou et Borloo, des opposants constructifs ?

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POLITIQUE - Les patrons du Modem et de l'UDI ont salué samedi le virage social-démocrate de François Hollande. Se posant clairement dans l'opposition, les leaders centristes ne s'en veulent pas moins impartiaux.

Bras dessus, bras dessous, François Bayrou et Jean-Louis Borloo, les chefs respectifs du Modem et de l'UDI, unis au sein de "L'Alternative" de centre droit, ont salué samedi les récentes annonces du président de la République, convaincus par ses nouvelles orientations, mais on ne peut plus sceptiques.

Un tournant historique pour un président socialiste

"Un très grand nombre de questions n'ont pas trouvé de réponses" mais "il demeure que ce tournant est (...) un fait historique de toute première dimension, c'est la clôture de l'acte ouvert en 1971 avec la signature de l'Union de la gauche", a dit M. Bayrou, candidat pour la troisième fois à la mairie de Pau avec désormais le soutien clair de l'UMP.

A l'occasion du 3e congrès du Modem, qui se tenait ce samedi à Paris, le fondateur du parti et son invité-surprise, Jean-Louis Borloo, ont salué "le changement de cap" affiché par le président de la République lors de sa dernière conférence de presse, "première secousse d'un tremblement de terre", mais ils restent circonspects.

Un discours salutaire à confronter aux faits

"2014 commence bien, le président de la République vient de passer aux aveux" s'est exclamé M. Borloo, suscitant quelques rires. François Hollande vient de découvrir que la France ne se réformerait pas par "l'accumulation d'impôts et de taxes", pas plus qu'en opposant "l'économique et le social", mais au prix d'efforts structurels, a-t-il affirmé. Le président "a changé de discours et nous ne pouvons, nous, qu'en retenir la partie constructive"  a poursuivi M. Borloo.

Presque à son corps défendant, le leader de l'UDI a poursuivi : "Nous ne pouvons pas, depuis des années, dire que nous voulons une démocratie locale renforcée et ne pas dire (...) que le discours de Hollande n'est pas une avancée nécessaire. Je sais bien que ces annonces sont accompagnées de quatre comités théodule, mais il y a une évolution claire" et "ce serait un comble que nous ne soyons pas présents" pour y assister, en être les "garants courageux", "les garde-fous", pour si besoin, dénoncer le non-respect des promesses présidentielles.

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