Benoît Hamon : "Macron est la créature de François Hollande"

Politique
DÉMARQUAGE - Pour exister face à l'exécutif ou à Montebourg, dans la primaire de la gauche, Benoît Hamon doit exagérer les lignes de fractures. Et Emmanuel Macron, "créature de Hollande", est sa cible privilégiée.

Invité politique d'Audrey Crespo-Mara sur LCI, ce mercredi 5 octobre, Benoît Hamon, député socialiste des Yvelines et candidat à la primaire de la gauche, a tenu à se démarquer de la concurrence, principalement en tapant sur Emmanuel Macron.


Plutôt catalogué à la gauche du PS, Benoît Hamon a débuté par donner son avis sur le "sauvetage" d'Alstom par le gouvernement. Pour lui, s'il faut se réjouir "pour les familles", l'exécutif ne pouvait être dans l'ignorance de la fermeture imminente du site de Belfort.  Benoît Hamon estime que "la chance d'Alstom, c'est qu'on est à 6 mois de la présidentielle".

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Quand on est actionnaire numéro 1, on anticipe les programmes financiers, on ne découvre pas une décision comme celle-là. Ou Macron n'a pas voulu voir, ou il n'a pas montré une grande clairvoyance.Benoît Hamon

Il n'y a pas que le manque de clairvoyance du ministre Emmanuel Macron que Benoît Hamon remet en cause. Récemment, celui qui est désormais un électron libre "en marche", sans trop que l'on sache vers où, a proposé d'introduire "une dose de proportionnelle au Parlement". Une proposition que Benoît Hamon approuve mais avec quelques nuances : "La démocratie est asphyxiée. 'Nous avons le droit de vote, mais nous n'avons pas de voix' [citant, en espagnol, une expression des "Indignés"]. Macron serait bien inspiré d'entendre la voix des Français sous la toise. Etre milliardaire, ça ne leur parle pas."


Puis Benoît Hamon lâche : "Emmanuel Macron, c'est un peu la créature de François Hollande et de ce système", assurant que si un jour, l'ancien ministre de l'Economie se retrouve aux commandes de l'Etat, "il perpétuera le système plus qu'il ne le changera".


Face à cette concurrence plus droitière politiquement, Benoït Hamon s'affirme : "La gauche, c'est un nombre de principes assez clair, comme le progrès social". Et il l'assure, il a "chevillé au corps l'aspiration de la justice sociale", et il en veut pour preuve sa "fidélité aux valeurs de gauche, caractéristique de [son] parcours, de [son] tempérament".

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Mais il n'y a pas qu'Emmanuel Macron que Benoît Hamon aime attaquer. Il y a bien sûr Manuel Valls, qui devrait, toujours aux dires de l'ancien ministre, procéder à un "examen de conscience".

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Arnaud Montebourg ? Hamon n'est pas inquiet car "Montebourg dit se poser comme le gardien du discours de Hollande de 2012. Ce discours n'est pas un bon programme pour 2017. Il faut se tourner vers l'avenir."

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L'avenir, c'est aussi le leitmotiv de Benoît Hamon en ce qui concerne Martine Aubry. Lui qui l'avait soutenue en 2011, lors de la primaire socialiste, n'a aujourd'hui pas (encore) obtenu le soutien de la maire de Lille. "Je serais très heureux si Martine Aubry me soutenait, mais il faut se tourner vers l'avenir". Qui vivra verra.

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