Bien-être animal : des députés veulent aller encore plus loin

Bien-être animal : des députés veulent aller encore plus loin
Politique

AGRICULTURE - Alors que le gouvernement a annoncé ce mardi une série de mesures en faveur du bien-être animal, Cédric Villani défendra le 8 octobre à l’Assemblée une proposition de loi pour aller plus loin. Le texte prévoit un fond de soutien pour les agriculteurs impactés par l’arrêt de certaines pratiques d’élevage.

Le gouvernement les a devancés. Ce mardi 29 septembre, les députés du groupe Ecologie, Démocratie, Solidarité (EDS), ex-marcheurs, se sont félicités des annonces de Barbara Pompili en faveur de l'interdiction de l'introduction de nouveaux orques et dauphins dans les delphinariums, de la fin des animaux sauvages dans les cirques ou encore de la fermeture des élevages de visons pour fourrure. Toutes ces mesures figuraient dans la proposition de loi que Cédric Villani présentera le 8 octobre prochain à l'Assemblée nationale.

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Mais cette proposition de loi, annoncée dès la création du groupe au printemps dernier, propose d'aller bien plus loin sur ces questions de bien-être animal. Ainsi, en plus de l'interdiction de "l’élevage des animaux dans le but d’obtenir de la fourrure à partir du 1er janvier 2025" et de l'interdiction des "spectacles d’animaux vivants d’espèces non domestiques dans un délai de 5 ans à compter de la promulgation de la loi", les députés proposent de tirer un trait sur "la chasse à courre et les pratiques de chasse équivalentes, ainsi que les chasses dites traditionnelles". 

Ils citent en exemple "le 'trail hunt' ou 'drag hunt' (chasse au leurre dans laquelle l’animal sauvage est remplacé par une trace odoriférante animale), la vénerie sous terre qui implique d’importantes souffrances pour l’animal (les blaireaux ou renards sont arrachés à leur terrier à l’aide de pinces et de chiens), ainsi que les chasses dites traditionnelles telles que la chasse à la glu, à la tendelle, à la matole, aux pantes, la chasse tenderie aux vanneaux, la chasse tenderie au brancher".

Faire disparaître l'élevage en cage

Dans leur article 5, les députés EDS proposent de faire progressivement disparaître l'élevage en cage pour "ne conserver à terme que les pratiques compatibles avec le respect des impératifs biologiques des animaux". Ainsi, serait interdite "la construction de tout nouveau bâtiment d’élevage n’offrant pas aux animaux un accès au plein air adapté à leurs besoins". Selon eux, la fin de l'élevage en cage de poules pondeuses pourrait intervenir dès 2025. Ils pointent également du doigt les élevages de cailles, lapins et truies. 

Enfin, "afin d’accompagner les acteurs économiques dont l’activité devra être fortement transformée pour se conformer au nouveau cadre juridique", les députés souhaitent la création "d’un fonds de soutien à la transition".

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