"Nous n'avons jamais envisagé de taxe sur les mégots", assure Bruno Poirson sur LCI

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CIGARETTE- Des fabricants de cigarettes ont dénoncé mercredi "une nouvelle taxe sur les prix" après l'annonce d'un projet de nouveau prélèvement pour financer le ramassage des mégots jetés au sol. Sur LCI, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique  Brune Poirson a assuré qu'il n'y aura pas de " taxe mégot" mais que les fabricants devront "s'organiser."

Brune Poirson, secrétaire d'Etat en charge de la transition écologique était l'invitée de LCI ce jeudi. Interviewée par Christophie Jakubyszyn, elle est revenue sur la hausse du prix de l'essence - "le prix du baril est au plus haut depuis cinq ans " - et sur le financement du ramassage des mégots, fléau environnemental avec près de 30 milliards de mégots jetés au sol chaque année. Un mégot pollue à lui seul plusieurs dizaines de litres d'eau et met près de 15 ans à se recycler.  Son ramassage et son traitement est aujourd'hui à la charge des communes. 


Pour le gouvernement, les fabricants de cigarettes doivent prendre leur part dans le coût du ramassage. "Mais il n'y aura "pas de taxe mégot", assure Brune Poirson. " On n'a jamais envisagé de taxe sur les mégots [...] mais il faut que les fabricants de cigarettes s’organisent".  Comment ? Une éco-contribution - comme pour les fabricants de meubles par exemple - pourrait être une piste. 


Le cigarettier Philip Morris France a  estimé mercredi que la possible mise en place d'un nouveau prélèvement pour  financer le ramassage des mégots n'était autre "qu'une nouvelle  taxe sur les prix".  Elle accentue(rait) "un peu plus encore la pression à la hausse sur les  prix de vente au détail des produits du tabac, quelques semaines après des  augmentations massives qui sont entrées en vigueur après homologation le 1er  mars 2018", dit Philip Morris France. Elle "n'a fait l'objet d'aucune consultation préalable des acteurs  concernés", 

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