Bobigny : le maire UDI renonce à 1581 euros d'allocation chômage

Politique

CUMUL – Epinglé par Marianne, qui a révélé qu'il cumulait les allocations de Pôle Emploi avec son indemnité d’élu depuis sa victoire aux municipales à Bobigny, Stéphane de Paoli a annoncé samedi renoncer à l'allocation chômage.

Pôle Emploi a perdu un chômeur. Pas n’importe lequel : il s’agit de Stéphane de Paoli, le maire UDI de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Epinglé par l’hebdomadaire Marianne dans son dernier numéro pour avoir cumulé depuis les dernières municipales de mars dernier allocations de Pole Emploi et indemnités d’élu, Stéphane de Paoli a annoncé samedi dans un communiqué qu’il avait renoncé à toucher à son chômage.

Selon le communiqué, Stéphane de Paoli a décidé "dès le mois de septembre (...) de ne pas renouveler son inscription à Pôle Emploi". Le maire du chef-lieu de Seine-Saint-Denis, 47 000 habitants, qui touche 4500 euros par mois d'indemnités d'élu - le maximum légal d'indemnité de premier édile-, "ne figure donc plus sur les listes des demandeurs d'emploi sollicitant une indemnisation". Il touchait jusqu'alors 1581 euros par mois d'allocations chômage, selon le cabinet du maire, tandis que Marianne évoquait 1851 euros mensuels, par erreur, selon cette source.

Un cumul pas interdit

L'élu centriste, un ancien conducteur de travaux dans le BTP qui a fait basculer ce fief historiquement communiste, affirme avoir été "licencié" de son emploi précédent au début de la campagne électorale. Ce licenciement était "sans lien avec la politique", selon son cabinet, qui n'était toutefois pas en mesure d'en préciser le motif exact. Il lui avait donc ouvert des droits aux allocations chômage.

Le cumul d'indemnités versées par l'assurance-chômage et de celles versées aux élus locaux n'est par interdit. Mais comme tout chômeur, un maire peut être radié des listes de Pôle Emploi s'il ne fait pas "d'actes positifs et répétés en vue de retrouver" un travail. Alors que François Rebsamen avait relancé début septembre le débat sur le renforcement du contrôle des chômeurs, les révélations de Marianne tombent au mauvais moment pour le maire de Bobigny...

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