"Bordel" : Emmanuel Macron se justifie mais en remet une couche contre certains salariés de GM&S "qui bloquent tout"

SOCIAL - Emmanuel Macron s'est longuement justifié, dimanche soir sur TF1, à propos de la formule lâchée le 4 octobre lors d'une visite en Corrèze à propos de ceux qui, au sein de l'entreprise GM&S, "foutent le bordel". Pour autant, il a fustigé à nouveau "ceux qui bloquent tout et se mêlent à des activistes violents". De quoi faire réagir à chaud un syndicaliste du groupe.

Emmanuel Macron a-t-il relancé la polémique avec les salariés de GM&S dimanche soir, lors de son interview sur TF1 ? Le chef de l'Etat, qui s'est longuement justifié sur la formule employée le 4 octobre dernier après des manifestations en marge d'un déplacement en Corrèze, n'a en tout cas manifestement pas l'intention de s'excuser. 


Lors d'un apparté, le chef de l'Etat avait alors jugé que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'il y a des postes" [dans une autre entreprise de la région]. La formule avait suscité de nombreuses réactions, notamment chez ses opposants qui y ont vu une preuve supplémentaire de son "mépris de classe". 

"Je n'ai pas insulté qui que ce soit"

Emmanuel Macron a assuré, dimanche soir, qu'il n'avait jamais voulu insulter les intéressés par cette formule. "Cette entreprise, GM&S, je la connais", a-t-il fait valoir au sujet de l'équipementier creusois. "J'avais rencontré les responsables syndicaux plusieurs semaines avant. Le gouvernement a oeuvré pour sauver le maximum d'emplois. Avec un résultat : il y a un repreneur". 


Pour le chef de l'Etat, "il y a des hommes et des femmes [au sein de cette entreprise] qui connaissent leur métier, qui attendent dans une situation d'angoisse. Nous ferons tout pour redonner une place dans la société à ceux qui n'ont pas retrouvé un emploi". 

"Activistes violents"

Pour autant, ceux qui manifestaient ce jour-là à Egletons (Corrèze), lors de la visite du président dans un centre de formation, ne bénéficient pas de la même bienveillance. "Certains", pointe en effet ce dernier, "bloquent tout et se mêlent à des activistes violents. Ils font tout pour bloquer les choses, non pas pour retrouver un emploi ou proposer quelque chose d'autre, mais pour toucher ce que l'on appelle la 'supralégale', c'est-à-dire un peu plus d'argent du licenciement. Je ne l'accepte pas".


Une attaque que ne goûte pas du tout Vincent Labrousse, délégué CGT de GM&S : 

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GM&S il continue à nous invectiver

"Il continue à nous invectiver, à nous stigmatiser, à nous présenter comme des extrémistes parce qu'il a bien compris que la situation dans laquelle on est est dramatique", a réagi le syndicaliste sur LCI juste après l'émission. "Au lieu de l'assumer, il préfère cette posture. Ce n'est pas digne."


"Donc les salariés de GM&S licenciés qui réclament autre chose qu'une aumône méritaient le mépris insultant de @EmmanuelMacron", a quant à lui ironisé Eric Coquerel, député de La France insoumise, sur son compte Twitter. 

Sur les 277 salariés de GM&S, 157 ont été licenciés dans le cadre de la reprise par le groupe stéphanois GMD.

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