Branle-bas de combat dans les partis au lendemain des Européennes

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ELECTION – Au lendemain de leur cuisante défaite aux Européennes, qui consacrent la victoire du FN, les partis de gauche comme de droite, s'apprêtent à tirer les douloureuses leçons de ce scrutin. A ce titre, François Hollande réunit lundi matin les principaux membres du gouvernement à l'Elysée.

Réunion de crise dans les partis. Au lendemain de la claque électorale reçue à l'occasion des européennes, les formations qui n'ont pas, à l'inverse du Front national , fêté les résultats du scrutin, doivent se réunir pour tirer les leçons de cette sévère défaite. Le chef de l'Etat rassemble ainsi lundi matin, à l'Elysée, les principaux ministres du gouvernement (Laurent Fabius, Stéphane Le Foll, Bernard Cazeneuve, Michel Sapin et Harlem Désir) autour du Premier ministre, Manuel Valls, alors que le PS a enregistré le pire résultat de cette élection avec 13,98% des suffrages, un mois seulement après la déroute des municipales.

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La remise en question de la politique gouvernementale devrait toutefois être limitée alors que le FN, autoproclamé "premier parti de France" dimanche soir, réclamait la dissolution de l'Assemblée nationale. A l'annonce des résultats, le premier ministre, Manuel Valls, tout en parlant de "séisme" , a maintenu le cap de la politique gouvernementale. Les réformes devraient néanmoins s’accélérer, le Premier ministre prônant, lundi matin sur RTL, "de nouvelles baisses d'impôt, notamment de l'impôt sur le revenu" dans le cadre de la loi de Finances 2015.

François Hollande enregistre 11% d'intentions de vote pour 2017

Les prochaines mesures du gouvernement devront rapidement porter leurs fruits si le chef de l'Etat veut briguer un second mandat en 2017. Selon un sondage Ipsos-Steria publié dimanche soir, seuls 11% des Français estiment qu'il ferait un bon candidat pour le PS en vue de ce scrutin, contre 49% pour Manuel Valls.

Du côté de l'UMP malmenée dimanche (20,80%) et en pleine de crise d’autorité, amplifiée par l'affaire Bygmalion , le bureau politique du parti doit se réunir mardi matin. Il promet d'être animé. Si un couvercle avait été posé sur la bouillonnante marmite UMP dans la perspective des européennes, celui-ci devrait sauter à l'occasion de cette réunion consacrée aux soupçons de favoritisme qui pèsent sur le président du parti. D'ores et déjà, Jean-François Copé a affirmé qu'il dirait "exactement ce qu'il en est".

L'heure des grands chantiers à gauche ?

Pour les autres formations, les réactions étaient graves dimanche soir et la remise en question quasi générale. "Je souhaite qu'il y ait aussi une réflexion au niveau des partis politiques de la gauche pour une forme d'unité et de rassemblement", a ainsi commenté le président du groupe EELV au Sénat, Jean-Vincent Placé. De con côté, le président du MoDem, François Bayrou, a vu dans les résultats "une décomposition de la vie politique française" et a appelé à "une reconstruction de fond".

Quant au Front de gauche, qui a échoué à passer la barre des 10%, il a maintenu sa critique de la politique du gouvernement tout en assumant sa défaite. Pour le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, cette politique "provoque un phénomène de dépression et de désarroi très grave chez les électeurs de gauche dans leur ensemble et nous n'avons pas réussi (...) à relever le défi d'ouvrir une autre voie, mais ce défi est devant nous maintenant (...), il faut reconstruire autre chose à gauche".

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