Brice Hortefeux sur la cagnotte du RN : "Je ne suis pas sûr de cotiser, pour être tout à fait honnête"

Politique
MATINALE - Invité politique de la matinale LCI lundi 9 juillet, Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Immigration, indique "ne pas comprendre le procès" fait au Rassemblement national, dans l'affaire des assistants au Parlement européen. Mais ne compte pas "cotiser" au "lepenthon" pour autant.

Un "lepenthon" pour sauver le Rassemblement national. Après que des juges d'instruction ont décidé de mettre sous séquestre 2,04 millions d'euros de dotation de l'Etat au parti de Marine Le Pen, dans le cadre de l'affaire des assistants au Parlement européen qui éclabousse le parti frontiste, l'heure est à la collecte de dons.


Un procédé inspiré d'un certain "Sarkothon" qui avait en son temps recueilli 11 millions d'euros, après l'invalidation des comptes de campagne de l'ancien président. La référence n'a pas échappé à Brice Hortefeux, eurodéputé Les Républicains, ex-ministre de l'Immigration de Nicolas Sarkozy et invité de la matinale LCI, lundi 9 juillet. Pour autant, bons souvenirs ou pas, ce dernier ne compte pas nécessairement mettre la main au porte-monnaie : "Je ne suis pas sûr de cotiser, pour être tout à fait honnête", a-t-il confié, un brin rigolard. 

Je ne comprends pas ce procèsBrice Hortefeux

Mais au-delà des considérations partisanes, Brice Hortefeux avoue avoir du mal à comprendre la sanction appliquée au parti de Marine Le Pen. Il explique : "Sur cette affaire des assistants qui ne touche pas que le Rassemblement national (...), je ne comprends pas ce procès. Voilà des familles politiques qui génèrent des élus au Parlement européen, qui recrutent des collaborateurs, qui n'auraient pas le droit d'aider la famille politique grâce à laquelle ils sont encore là. C'est pas la défense de tel ou tel, c'est une conviction simple." Une référence aux défenses proposées par les parlementaires visés par les accusations d'emplois présumés fictifs de leurs assistants, qui seraient payés, en l'occurrence par le Parlement européen, qui les soupçonnent de travailler... pour le parti.


A défaut de monnaie sonnante et trébuchante, voilà un discours qui devrait réconforter les cadres du parti d'extrême-droite. Sur RMC ce matin, Marine Le Pen n'a pas eu de mots assez forts pour décrire la décision des juges. Elle y a notamment dénoncé "un véritable attentat". 

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