BRIGITTE MACRON : À QUOI SERT UNE PREMIERE DAME ? - Posez toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités - 24 Heures en Questions

BRIGITTE MACRON : À QUOI SERT UNE PREMIERE DAME ? - Posez toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités - 24 Heures en Questions

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POLITIQUE - Ce soir, comme tous les soirs, dans "24 heures en questions", vous avez la possibilité de poser toutes vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités sur le thème du jour : le statut de la première dame en France. Ils vous répondent dès 18h10.

Tandis qu’il poursuit sa chute dans les sondages, Emmanuel Macron s’est payé le luxe d’une nouvelle polémique. Alors qu'il souhaitait, lors de la campagne présidentielle, « sortir d’une hypocrisie française » vis-à-vis du rôle et du statut de la compagne du chef de l’Etat,  il se heurte désormais à une certaine hostilité de la part de l’opinion publique et de politiques. Une pétition « contre le statut de première dame pour Brigitte Macron », lancée il y a deux semaines via la plateforme change.org, avait recueilli ce matin plus de 260 000 signatures. Mais la question de ce statut a été remise au goût du jour la semaine dernière, lors du débat à l’Assemblée Nationale sur la moralisation de la vie publique. Les Insoumis ont en effet déposé un amendement visant à interdire que des moyens publics soient mis à dispositions de la conjointe du président, comme c’est le cas actuellement. Largement rejeté, il aura tout de même eu un écho dans l’opinion qui s’est emparée de la question. D’un côté, le chef de l’état veut « une plus grande transparence sur le rôle et les moyens mis à disposition » dans le cadre d’un « rôle public ». De l’autre, de nombreux citoyens estiment que la Première Dame n’étant pas démocratiquement élue, il n’y a aucune raison qu’elle puisse disposer de moyens supplémentaires (elle est déjà entourée de plusieurs collaborateurs, secrétaires et agents de sécurité). C’est aux Etats-Unis que le modèle de la « First Lady » a été inventé, puis institutionnalisé sous Carter. Elle peut avoir un rôle très important sur le plan politique comme Hillary Clinton lors de la campagne de son mari Bill, ou en termes d’image et d’influence, comme Michelle Obama. Pour cela, la « FLOTUS » est accompagnée de 13 collaborateurs et de moyens financiers, consacrant son temps à des œuvres caritatives, souvent liées à la santé ou l’éducation. Elle ne peut cependant plus exercer d’activité professionnelle, et reste très liée à son mari. Si dans la majorité des autres pays dans le monde, la première dame est souvent cantonnée à un rôle d’accompagnement du chef d’état, des exemples ont prouvé qu’il était possible de présider sans conjoint. Ainsi, François Hollande n’est jamais officiellement apparu avec sa compagne actuelle, Julie Gayet, et que très peu avec Valérie Trierweiler. En Allemagne ou en Angleterre, les « First Gentlemen », compagnons d’Angela Merkel et Theresa May sont d’une discrétion hors pair. Ainsi, Macron préparerait une « charte » visant à instaurer un statut pour Brigitte, sa femme. Son but, fixer et rendre compte des montants mis à la disposition de la première dame, qui proviennent du budget de l’Elysée. Alors, pensez-vous qu’il est nécessaire d’offrir un statut à Brigitte Macron ? La première dame doit-elle rester dans l’ombre ou au contraire conserver un rôle de représentation ? 


Pour poser vos questions à Marie-Aline Méliyi et ses invités, rendez-vous sur Facebook ou sur Twitter avec le #24henquestions.

Les invités :


Stéphane ROZÈS

Politologue

                                                       

Candice NÉDELEC

Chef de service politique et médias à Gala


René DOSIÈRE

Auteur du projet de moralisation de la vie publique


Jean GARRIGUES

Historien

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