Brigitte Macron s'engage contre le harcèlement : quelles étaient les grandes causes des précédentes "premières dames" ?

PORTE-VOIX - Le ministre de l'Education a confirmé mardi sur LCI que Brigitte Macron allait participer activement à la campagne contre le harcèlement sexuel. La défense des grandes causes est une spécificité des "Premières dames" sous la Ve République. Retour sur les engagements des précédentes locataires de l'Elysée.

Brigitte Macron en pointe dans la lutte contre le harcèlement des femmes ? Après les multiples révélations qui ont suivi l'affaire Weinstein, aux Etats-Unis, la Première dame devrait se consacrer, dans les prochaines semaines, à l'opération lancée par le gouvernement sur ce thème. A l'occasion de la "Journée Non au harcèlement", le 9 novembre, "elle s'impliquera dans la campagne", a indiqué mardi, sur LCI, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. 


"La place et la protection des femmes est un sujet qui lui tient à coeur", avait également indiqué sur notre chaîne Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'égalité hommes-femmes. 

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La question Off : Marlène Schiappa à propos de Brigitte Macron : "La protection des femmes est un sujet qui lui tient à coeur"

Lors d'un déplacement, mi-octobre, avec plusieurs ministres dans un établissement scolaire parisien, Brigitte Macron s'était déjà exprimée à propos de la "libération de la parole" des femmes, invitant ces dernière "à rompre le silence". L'épouse d'Emmanuel Macron, ancienne enseignante, avait également marqué précédemment son intérêt pour les sujets liés à l'éducation et à la prise en charge de l'autisme. Comme l'avait annoncé Emmanuel Macron durant la campagne, la "Première Dame" est appelée à jouer un rôle actif durant le quinquennat. 

Sous la Ve République, chaque mandat présidentiel a été marqué par un ou plusieurs engagements humanitaires à l'initiative des épouses de présidents, le plus souvent en étroite relation avec l'action du chef de l'Etat. 

Yvonne De Gaulle

L'épouse du général de Gaulle est probablement l'exception de la Ve République. Si "Tante Yvonne" a souvent accompagné le chef de l'Etat lors de voyages diplomatiques, elle n'a pas à son actif d'engagement humanitaire spécifique. Cela dit, elle avait contribué en 1948 à la création de la fondation Anne-de-Gaulle, après la mort de la fille du couple, atteinte de trisomie, à l'âge de 20 ans. Cette fondation est toujours active. 

Claude Pompidou

Claude Pompidou est la première épouse de chef d'Etat de la Ve République a avoir utilisé sa notoriété au service d'une cause sociale ou humanitaire. Dès le début du court mandat de Georges Pompidou, en 1970, elle a créé la fondation Claude-Pompidou, qu'elle a présidée par la suite pendant trente ans. Cette fondation, dirigée depuis sa mort en 2007 par Bernadette Chirac, a pour mission de venir en aide aux personnes âgées, aux malades hospitalisés et aux enfants handicapés. Elle a donné naissance en 2014 à l'Institut Claude-Pompidou, qui lutte spécifiquement contre la maladie d'Alzheimer. 

Anne-Aymone Giscard d'Estaing

L'épouse de Valéry Giscard d'Estaing a profité elle aussi de sa position pour se lancer, en 1977, dans une fondation qui portait son nom et qui deviendra vingt ans plus tard la Fondation pour l'enfance, dont la mission est de soutenir des associations qui oeuvrent pour l'enfance en danger, contre les maltraitances et dans le suivi des affaires de pédopornographie. L'ex-Première dame participe toujours au gala de la fondation, qui a fusionné en 2012 avec la Fondaction Protection de l'enfance. 

Danielle Mitterrand

Ancienne résistante, militante politique engagée dans la cause castriste ou encore au côté des Tibétains, Danielle Mitterrand a multiplié les initiatives durant le mandat du président socialiste. Elle est surtout connue pour avoir lancé, en 1986, la fondation France Libertés, fusion de trois associations humanitaires qu'elle avait elle-même créées. Cette fondation, qu'elle a présidée jusqu'à sa mort en 2011, oeuvre pour la défense des droits de l'homme, l'accès à l'eau pour tous et les droits des peuples à disposer de leurs richesses. Elle s'est notamment illustrée dans des combats contre le racisme, l'apartheid, ou pour la défense de minorités opprimées. 

Bernadette Chirac

L'épouse de Jacques Chirac s'est largement fait connaître par la médiatisation de l'opération Pièces Jaunes, qui finance des équipements pour les enfants hospitalisés. Elle a également contribué à trouver des financements pour la Maison des parents et pour la Maison des adolescents, dédiée à des jeunes atteints de dépression ou de maladies de la nutrition. En outre, Bernadette Chirac a présidé, à partir de 1994, la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, participé au Centre international pour enfants disparus ou sexuellement exploités, avant de prendre en 2007 la présidence de la fondation Claude-Pompidou.

Carla Bruni

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni s'est rapidement engagée sur la question de la lutte contre le VIH, devenant en décembre 2008 "l'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le VIH" auprès du Fonds mondial contre le sida. Dans un autre registre, elle a créé en avril 2009 la Fondation Carla Bruni-Sarkozy visant à promouvoir l'accès à la culture et à la connaissance pour tous, avec notamment un programme contre l'illetrisme, sous l'égide de la Fondation de France. Elle a oeuvré, entre autres, au profit des Restos du Coeur. 

Valérie Trierweiler

L'ancienne compagne de François Hollande, avant de quitter la vie élyséenne, a notamment été ambassadrice de la fondation France Libertés-Danielle Mitterrand en 2013, lors d'une mission contre les violences sexuelles subies par les femmes. Après sa séparation d'avec François Hollande, elle a continué son engagement auprès du Secours Populaire français, d'Action contre la faim et de l'Association européenne contre les leucodystrophies. 

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