Briois, Philippot, Aliot... Ces quadras du FN qui veulent "vraiment exercer le pouvoir"

Briois, Philippot, Aliot... Ces quadras du FN qui veulent "vraiment exercer le pouvoir"

Politique
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FOCUS - Ils ont moins de 45 ans et sont les bras armés de la "dédiabolisation". A Hénin-Beaumont, Fréjus ou Forbach, la nouvelle génération frontiste joue les têtes d'affiche lors de ces municipales. "Ce sont des gens qui en ont assez du Front national sulfureux, qui veulent vraiment exercer le pouvoir et ne plus se contenter d'être les troubles-fêtes de la vie politique", analyse le politologue Sylvain Crépon. Metronews les passe en revue avec ce spécialiste du FN.

Steeve Briois, 41 ans
Après quatre échecs lors des précédentes municipales, le secrétaire général du FN a créé la sensation dimanche en ravissant à la gauche la mairie d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais ), ville minière de 26 000 habitants rongée par les affaires. "Il y a constitué un maillage militant directement inspiré du communisme municipal, souligne Sylvain Crépon. Autodidacte, besogneux, c'est en même temps quelqu'un qui aime sa ville et qui dénote par rapport à certains apparatchiks socialistes, qui ont pu laisser penser qu'ils se détournaient du peuple."

Louis Alliot, 44 ans
Lui n'est pas autodidacte mais docteur en droit. Le compagnon de Marine Le Pen a surpris en devançant de quatre points (34,20%) le candidat UMP à Perpignan. "Il s'est implanté dans cette ville en en critiquant les travers clientélistes, avec toutes les affaires et les fraudes électorales qui y ont eu lieu".

Florian Philippot, 32 ans
En tête à Forbach (Moselle) , le vice-président du FN va devoir jouer serré au second tour. Cet énarque qui a fait ses armes auprès des chevènementistes "est considéré comme un élément extérieur et opportuniste par beaucoup de cadres du parti", note Sylvain Crépon. Mais "il a réussi à gagner la confiance de Marine Le Pen".

David Rachline, 26 ans
Le jeune conseiller régional, qui a récolté plus de 40% des voix au premier tour, partira favori dimanche à Fréjus (Var). "Lui, c'est vraiment un 'bébé Marine le Pen'. Il l'a toujours soutenue, notamment contre Bruno Gollnisch lorsqu'il était président du FNJ. Elle l'a remercié en lui confiant une municipalité où il est éligible."

Stéphane Ravier, 44 ans
Il a mis KO la gauche marseillaise en se classant 2e derrière le sortant UMP Jean-Claude Gaudin . Stéphane Ravier "est un lepéniste de la première heure, relève Sylvain Crépon. Le FN avait un peu disparu de la circulation à Marseille, où les mégrétistes étaient fortement implantés. Là, on revient dans la logique des années 1990".

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