Burkini : Jean-Luc Mélenchon brocarde la "police des bonnes mœurs"

Burkini : Jean-Luc Mélenchon brocarde la "police des bonnes mœurs"

POLEMIQUE - L'ancien patron du Parti de Gauche a consacré une grande part de son discours de rentrée, ce dimanche à Toulouse, à la polémique autour du burkini, une "farce sans nom", qui est, juge-t-il, "une honte pour notre pays".

Jean-Luc Mélenchon a fait sa rentrée, ce dimanche, lors d'un pique-nique militant de la "France insoumise", sur les pelouses du Jardin de l'observatoire, dans un quartier populaire de Toulouse. Pendant plus d'une heure, l'ex patron du Parti de Gauche, qui assure avoir récolté 200 parrainages sur les 500 requis pour se présenter à l'élection présidentielle de 2017, a tenu son discours sur une petite scène circulaire, au milieu des militants, dans une mise en scène digne du stand-up.


Une large part de son discours a été consacrée à la polémique de l'été. Jean-Luc Mélenchon s'est longuement insurgé contre "la farce sans nom du burkini", qui "est une honte pour notre pays". Dénonçant l'ambiance "abominable de cet été", le député européen a comparé les maires qui ont pris des arrêtés anti-burkini à des "brutes qui humilient" en se lançant dans une "une bataille de sauvages".

Va-t-il falloir "mesurer la longueur des barbes" ?

Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur la "police des bonnes moeurs", qui va devoir "mesurer la longueur des barbes pour savoir si c'est un hipster ou un fondamentaliste", qui vont devoir vérifier "si les chaussettes sont sous ou sur le jean". Il insiste : "La République garantit avant toute chose, et avant même la laïcité, la liberté de conscience". 


Aussi le député européen s'est-il félicité de la suspension vendredi par la plus haute juridiction administrative de l'arrêté anti-burkini de Villeneuve-Loubet, qui devrait faire jurisprudence. "Je suis content que le Conseil d'Etat ait pris cette décision. Ya basta !", lance-t-il sous les acclamations de la foule.

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Hollande et Sarkozy, des "tartuffes"

"Si les fanatiques veulent nous faire détester les musulmans, il nous faut résister aux fanatiques", prévient le député européen, qui traite François Hollande et Nicolas Sarkozy de "tartuffes". "Nous ne sommes pas dupes", leur lance-t-il. "Quand le pape est venu au Parlement de Strasbourg, où étaient ces grands laïcs ? Je suis le seul parlementaire français à avoir dit qu'il n'était pas à sa place", dit-il. 

Et Jean-Luc Mélenchon de mettre en garde : "C'est facile de déclencher des guerres de religion. C'est très difficile de les arrêter. Nous avons connu des siècles de guerres de religions. On ne veut pas y retourner. C'est la République qui nous en a sauvé", rappelle-t-il, avant d'appeler à prendre "de la hauteur".

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