Bygmalion : comment les militants UMP vivent la crise qui secoue le parti

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REACTIONS - En attendant que Jean-François Copé soit remplacé à la tête du parti au congrès d'octobre, les militants feront l'objet d'une attention particulière des ténors du parti. Metronews a reccueilli leurs impressions.

Ils sont "l'âme et la force de l'UMP" selon Nathalie Kosciusko-Morizet. Après la démission de Jean-François Copé de la direction de l'UMP, et avant l'élection d'un nouveau président au congrès extraordinaire prévu en octobre prochain, plusieurs ténors du parti appellent comme Bruno Le Maire à "redonner la parole" aux militants. Metronews a contacté quatre d'entre eux pour savoir comment ils vivaient la nouvelle crise qui secoue le parti.

"C'est un soulagement, je ne vois pas comment on aurait pu continuer comme ça, confie Aurélien Willem, 32 ans, militant UMP à Lyon. Ces affaires nous ont fait beaucoup de mal sur le terrain". Pour François-Xavier Priou, responsable des "jeunes Pop" de Loire-Atlantique, "cette démission va permettre de repartir sur de bonnes bases et d'apporter un renouveau à l'UMP".

"Pincement au coeur"

Le jeune homme voit dans le trio Fillon-Juppé-Raffarin, désigné pour assurer l'intérim, "un assez bon signal permettant de régler tranquillement l'affaire Bygmalion". Partisan "à titre personnel" de Bruno Le Maire, il attend beaucoup du congrès d'octobre. Très attaché à François Fillon, Aurélien Willem estime de son côté que la nouvelle génération "Wauquiez, NKM, Le Maire" est "très prometteuse".

Mais Jean-François Copé, qui n'a pas exclu de se représenter lui aussi à la présidence, compte encore quelques soutiens. Du côté de Lille, le responsable des jeunes de l'UMP, Antoine Sillani, se dit "déconcerté" :  "J'ai eu un pincement au cœur et j'ai trouvé assez courageux de sa part de démissionner".

Cette annonce a aussi été perçue comme "une décision courageuse" par Michel Forissier, secrétaire départemental de la fédération UMP du Rhône : "C'est un homme entier qui veut que les choses avancent". Dans l'intérim assuré par les trois anciens Premiers ministres, il ne voit qu'un simple "palliatif". "Ca ne peut pas être une de ces trois personnalités qui prendra le relais en octobre. Il faut sortir de la logique 'On prend les mêmes et on recommence'". Tous se rejoignent sur un point : il est temps d'organiser un grand débat interne sur l'avenir du parti.

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